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Médecins : Roselyne Bachelot pose ses conditions

"Le chemin est encore long avant un accord", observe Le Figaro (page 21) au sujet des négociations conventionnelles avec les médecins libéraux. Alors que Nicolas Sarkozy souhaitait parvenir à un dénouement d'ici la fin de l'année, le gouvernement vient d'accorder un délai supplémentaire aux négociateurs. "L'échéance est celle du projet de loi Hôpital, patients, santé, territoires", explique la ministre de la Santé dans un entretien à ce quotidien.

"Si les protocoles conventionnels doivent connaître une traduction législative, il faut que tout soit bouclé avant cette date", à savoir la fin janvier ou la mi-février, explique Roselyne Bachelot. Mais, pour l'heure, elle demande aux médecins de faire "encore un effort".

Premier point sur lequel la ministre attend des progrès : la répartition des praticiens sur le territoire, afin de lutter contre les déserts médicaux. Roselyne Bachelot relève qu'un consensus a émergé chez les syndicats médicaux pour proposer un "contrat pour les praticiens des zones surdenses". Ces derniers s'engageraient à soutenir leurs collègues installés en zone sous-médicalisée, en assurant par exemple des remplacements. Elle trouve l'idée bonne, "mais il faut aller plus loin sur la définition du contrat, et les conséquences, notamment financières, du refus d'y adhérer".

Autre dossier épineux : la création d'un secteur optionnel, "à mi-chemin entre secteur 1 (tarifs Sécu) et 2 (honoraires libres)", pour reprendre la formule du journaliste Olivier Auguste. La ministre souhaite également à un peu plus d'engagements à court terme et "pas à l'horizon de trois ans". "Ce qui compte, dit-elle, c'est que le secteur optionnel assure une véritable offre de soins à tarifs opposable. Je considère donc que l'encadrement des dépassements proposé aujourd'hui répond à la question posée."

Mais, ajoute Roselyne Bachelot, si seuls les praticiens de secteur 1 "basculent" dans le secteur optionnel, "nous n'aurons pas fait progresser l'offre de soins à tarif opposable". Il faut donc que les praticiens de secteur 2 s'y joignent. Pour cela, dit-elle, "il faut donc des objectifs clairs d'adhésion au dispositif des professionnels, notamment des chirurgiens et des obstétriciens, premiers concernés. Cette adhésion nécessite de se préoccuper aussi de l'évolution de leurs revenus globaux et donc du tarif de leurs actes".

2009 : récession annoncée
Pour terminer l'année 2008, les prédictions de l'Insee ne sont pas un cadeau. Cette fois, expliquent Les Echos (page 3), "l'Institut national de la statistique et des études économiques est prêt à employer le mot, à l'écrire, et même au pluriel" : "Récessions". Selon une note de conjoncture, la croissance française ne pourra pas échapper à la crise, avec des prévisions négatives pour les deux premiers trimestres 2009.

"Tous les moteurs de l'économie sont en panne, à commencer par la consommation", explique La Tribune (page 4). Malgré le repli de l'inflation, celle-ci devrait stagner à +0,4% en juin 2009, contre 2,5% en 2007. "La situation est encore plus inquiétante sur le front de l'emploi", avertit le quotidien. L'Insee table sur "des pertes d'emplois historiques", signale ainsi La Tribune : 214.000 destructions de postes au cours des six prochains mois. Dans ce cas, le chômage devrait atteindre les 8% à la mi-juin.

Reste à savoir si le plan de relance annoncé en début de mois par Nicolas Sarkozy sera suffisant. L'Elysée réunit ce matin un Conseil des ministres extraordinaire pour en activer le processus...

Frédéric Lavignette