Malades d’Alzheimer : la lourde facture des proches

Aider un proche atteint de la maladie d'Alzheimer est une charge morale, mais également économique. Comme vient de le calculer l'association France-Alzheimer auprès de 500 aidants familiaux, chaque malade d'Alzheimer coûte en moyenne 1.050 euros par mois à sa famille. Hélas, observe Le Figaro (page 11), aucune aide ne vient soulager ce reste à charge, auquel il convient d'ajouter "6h30 en moyenne de présence quotidienne auprès du malade".

Evidemment, poursuit La Croix (page 6), ce chiffre varie considérablement selon le mode d'hébergement. "A domicile, le reste à charge est de 570 euros en moyenne pour grimper à 2.300 euros en établissement." Dans le détail, les principales dé­penses sont occasionnées par les auxiliaires de vie qui coûtent environ 469 euros par mois. De leur côté, les accueils de jour ou les hébergements temporaires représentent 279 euros de dépenses alors que la participation à l'entretien de la maison s'élève à 183 euros et les protections contre l'incontinence à 102 euros.

Face à ces dépenses, les aides versées à l'entourage sont jugées "bien en deçà du besoin des familles", déplore France-Alzheimer. En effet, rapporte Le Figaro, "les malades bénéficient principalement de l'allocation perte d'autonomie, et il n'existe pas de prestation spécifiquement dédiée aux personnes atteintes de cette maladie dégénérative".

Mediator® : les pistes de réforme
Après avoir reçu le rapport l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) chargé de "faire la lumière" sur l'affaire du Mediator®, le ministre de la Santé devrait annoncer demain des pistes de réforme du dispositif de pharmacovigilance, indiquent Les Echos (page 4).

Le premier axe de réforme pourrait être "d'améliorer le système de surveillance des effets nocifs des médicaments". Ensuite, afin de réduire les conflits d'intérêts, il prévoit de renforcer la transparence des procédures, notamment au sein de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps).
Le ministre veut aller au-delà des obligations déjà en œuvre, "notamment en ce qui concerne les liens des conseillers ministériels avec l'industrie pharmaceutique", avance le quotidien. Pour autant, on ne sait pas encore si Xavier Bertrand compte renforcer l'encadrement des laboratoires comme le réclament l'UFC-Que Choisir et l'Association française des diabétiques.

Les deux associations veulent en effet "limiter le pouvoir de l'industrie pharmaceutique dans la chaine de décision", notamment en contrôlant les communications des laboratoires adressées aux médecins. Pour cela, elles proposent de créer un corps de visiteurs médicaux indépendants placé sous l'égide de la Haute Autorité de santé (HAS).

Quant au Ciss, qui regroupe une trentaine d'associations de patients, il réclame une représentation des usagers à la HAS et à l'Afssaps, ainsi qu'une indemnisation des patients par l'Etat, par l'intermédiaire d'une dotation budgétaire de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux.
Frédéric Lavignette