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Lutte contre le tabac : vers une hausse significative des prix

Face à la "remontée préoccupante" de la consommation de cigarettes en France, "en particulier chez les femmes", des députés préconisent une "hausse significative" des prix du tabac. "Cela ne sert à rien de faire chaque année une augmentation de 5% car cela n’incite pas les fumeurs à modifier leur comportement", estime le député Jean-Louis Touraine (PS), coauteur, avec Denis Jacquat (UMP), du rapport sur l’évaluation des politiques de lutte contre le taba­gisme, cité dans La Croix (page 10). "Il vaut mieux une hausse de 15% tous les trois ans. Car cela peut constituer un déclic chez les gens qui ont envie d’arrêter", ajoute-t-il.

La hausse du prix du paquet de cigarettes est une demande constante des associations de lutte contre le tabagisme, qui constatent que les augmentations modérées intervenues depuis 2007 n’ont pas fait baisser la consommation.

En France, la cigarette représente toujours la "première cause de mortalité évitable avec 73.000 décès chaque année", souligne le rapport parlementaire, cité par Les Echos (page 3). Les députés proposent donc de "faire de la lutte contre le tabagisme l’une des priorités de la prochaine loi de santé publique", que le gouvernement prépare pour 2014. Les parlementaires proposent d’étendre l’interdiction de fumer "à l’ensemble des enceintes sportives, ainsi qu’aux terrasses qui ne sont pas totalement en plein air ou séparées des espaces intérieurs". Ils veulent renforcer les contrôles en vue d’une "application stricte de l’interdiction dans les lieux fermés et couverts", comme les bars à chichas ou les gares.

Les députés souhaitent aussi une meilleure visibilité des panneaux d’interdiction de vente aux mineurs dans les bureaux de tabac et obliger les clients à présenter une pièce d’identité lors de l’achat. Enfin, pour "réduire l’attractivité des produits du tabac", ils recommandent "d’accroître la taille des avertissements sanitaires sur les paquets".

Hôpitaux et cliniques : tarifs en baisse
Le ministère de la Santé a dévoilé hier la liste des tarifs qui s’appliquent, à partir d’aujourd’hui, dans les hôpitaux publics et les cliniques privées, rapporte Le Figaro-économie (page 18). Il s’agit des montants versés par l’assurance maladie aux établissements pour chaque acte. Globalement, les tarifs du public vont reculer de 0,84% et ceux du privé de 0,21%. Ces baisses seront compensées par une hausse attendue de l’activité dans ce secteur, prévoit le gouvernement.

Cette liste de tarifs était très attendue par les cliniques et les hôpitaux, car elle détermine les deux-tiers de leur budget, rappellent Les Echos (page 3). Craignant le pire, la Fédération hospitalière de France (FHF) s’était insurgée par avance contre la baisse des tarifs tant redoutée. Finalement, plus de peur que de mal, mais la FHF n’en proteste pas moins. "C’est un budget anti-service public", vitupère son directeur général, Gérard Vincent, qui souligne que les cliniques vont bénéficier du crédit d’impôt compétitivité, ce qui allégera leur coût. "Le gouvernement ménage les cliniques, car il redoute des faillites d’établissements. Le secteur privé profite de cet effet d’aubaine", dénonce-t-il dans Les Echos.

Pour autant, les cliniques ne s’estiment pas satisfaites de leur sort. "Il est inadmissible que le crédit d’impôt, dont les cliniques bénéficieront comme toutes les entreprises, se traduisent par un recul de leurs tarifs", réagit Lamine Gharbi, de la Fédération hospitalière privée (FHP), qui compte attaquer cette décision en justice.
John Sutton