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Lunettes : inquiétudes sur la vente en ligne

"Faire baisser les prix pour redonner du pouvoir d'achat aux consommateurs." Tel est, selon Les Echos (pages 2 et 3), l'un des objectifs du projet de loi Hamon exa­miné aujourd'hui par les députés en deuxième lecture. Outre la possibilité pour les consommateurs de mener des "actions de groupes" ou les nouvelles compétences de la direction générale de la Concur­rence, de la Consommation et de la Répression des fraudes (DGCCRF), ce texte prévoit aussi d'"assouplir le droit de résiliation des contrats d'assurance-habitation et automobile ou encore de s'attaquer au marché de l'assurance-emprunteur".

Mais la mesure qui suscite le plus de réactions concerne la libéralisation du marché de l'optique permise par deux amendements à ce projet de loi, observe le quotidien économique. Le but est de "permettre l'arrivée d'acteurs différents sur un marché où, jusqu'ici, l'évolution du nombre de boutiques “physiques” a simplement poussé les prix à la hausse". explique L'Opinion (page 5).

En autorisant la vente des lunettes en ligne, le ministère de l'Economie sociale et solidaire et de la Consommation es­père faire baisser les prix de 25%. En effet, le premier amendement prévoit que "les commerces pourraient être détenus par des non-opticiens, à condition qu'ils emploient des opticiens diplômés", poursuit le quotidien. Le second de­mande aux ophtalmologistes d'indiquer sur leurs ordonnances la taille de l'écart entre les deux pupilles de leurs patients, pour faciliter les commandes à distance.

Si elle est adoptée, estiment Les Echos, la loi ne va pas "déréglementer aveuglément" mais au contraire encadrer la vente en ligne.
Aussi, le gouvernement tente-t-il de rassurer l'ensemble du secteur, à commencer par les opticiens-lunettiers et les fabricants de verres correcteurs inquiétés par cette concurrence à venir. Les ophtalmologues sont également ménagés. Il faudra en effet disposer d'une ordonnance pour acheter sur Internet, contrairement à ce qui se pratique aujourd'hui dans les faits, selon l'entourage du ministre. Leur prescription n'est donc pas remise en cause et leurs ordonnances restent valables trois ans. Les députés devraient en effet revenir sur la décision des sénateurs d'étendre à cinq ans cette période de validité, croit savoir le quotidien économique.

Pour leur part, les complémentaires santé, "qui paient la majorité de la facture", s'interrogent sur "l'impact de la loi sur la qualité des soins", concluent Les Echos. Pour le délégué général de la Mutualité Française, Jean-Martin Cohen Solal, cité dans ce quotidien, si l'écart pupillaire peut suffire pour les corrections légères, "pour les corrections plus importantes, les mesures nécessaires rendent la vente sur Internet impossible pour assurer la qualité des soins".

La réforme des retraites bientôt adoptée
La réforme des retraites termine cette semaine son parcours parlementaire. Aujourd'hui, elle est examinée au Sénat pour un dernier vote et repartira mercredi à l'Assemblée nationale pour y être adoptée "définitivement", explique Le Figaro (page 24).
Pour ce quotidien, cette réforme "n'a eu pour ambition que de combler le seul déficit du régime de retraites de base du privé qui s'élèverait à 7 milliards d'euros à l'horizon 2020, alors que le déficit global de tous les régimes est presque trois fois plus gros", à 20 milliards d'euros.

Parmi les principales mesures, rappelle Le Figaro, figure l'allongement de la cotisation de 41,5 ans à 43 ans. Elle s'étalera sur 15 ans à compter de 2020. En revanche, l'âge de départ à la re­traite, fixé en 2010 à 62 ans, ne sera pas reculé.

Une hausse des cotisations retraite devrait aussi intervenir en 2014 : de 0,15 point pour les salariés et les entreprises, puis de 0,05 point par an pendant 3 ans, soit 0,3 point d'ici à 2017. Les salariés exposés à des travaux pénibles (nuits, charges lourdes, températures extrê­mes…) pourront accumuler sur un compte personnel jusqu'à 100 points, à raison d'un point par trimestre, lesquels leur permettront de partir deux ans plus tôt à la retraite.

Les étudiants diplômés, pour leur part, pourront acheter des trimestres de cotisations au titre des années d'études grâce à une prime de 1.000 euros. En versant 12,50 euros par mois pendant deux ans, les étudiants pourrnont valider des trimestres au titre de leur période de stage. Enfin, dans le cadre d'un emploi à temps partiel, il faudra accomplir 150 heures et non plus 200 heures pour valider un trimestre de droits à la retraite.

Frédéric Lavignette