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Loi sur les réseaux de soins : un meilleur accès aux soins

Avec le vote, dans la nuit de mercredi à jeudi, de la loi sur les ré­seaux de soins mutualistes, les adhérents pourront être mieux remboursés, observent lesechos.fr. Ce nouveau texte, qui renforce un dispositif déjà existant, permet aux mutuelles de "nouer des contrats avec les opticiens et les dentistes ou encore les audioprothésistes". Les adhérents qui consulteront ces professionnels verront leur reste à charge diminuer, car les réseaux permettent de réduire les prix des prothèses oculaires et dentaires de 20 à 40%, note le quotidien économique.

Avec ce texte de loi, affirme le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, "les mutuelles sont appelées à jouer un rôle beaucoup plus important que par le passé dans la régulation des dépenses de soins de ville, avec l’objectif d’améliorer l’accès aux soins". De son côté, Christian Py, président de Visaudio et du Syndicat national de l’optique mu­tualiste (Synom), se dit "satisfait". "Dans sa grande sagesse, l’Assemblée natio­nale a tiré parti des enseignements du travail en commission des Affaires sociales", estime-t-il dans acuite.fr, le portail de l’optique.

Dans cette même publication, Henry-Pierre Saulnier, président de l’Union des opticiens (UDO), juge "logique que les mutuelles aient les mêmes droits que les assurances et institutions de prévoyance puisqu’elles prennent en charge 60% des dépenses d’optique".

Comme le relèvent Les Echos, d’autres professionnels de santé continuent de manifester leur opposition au nouveau dispositif. "Si les prix baissaient vraiment de 40%, tous les opticiens feraient fail­lite", avance une responsable d’une centrale d’achat. Pour Catherine Mojaïsky, présidente de la Confédéra­tion nationale des syndicats dentaires (CNSD), les réseaux représentent un moyen pour les complémentaires d’imposer "leurs conditions sans négocier avec les professionnels".

Sida : une épidémie durable
En France, "l’épidémie continue". A la veille de la Journée mondiale du sida, libération.fr fait ce constat navrant à l’appui des dernières données de l’Institut national de veille sanitaire. Selon l’INVS, l’épidémie "se caractérise par une forte concentration parmi les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, les immigrés d’Afrique subsaharienne, et dans les départements comme la Guyane et la Guadeloupe".

En France, indique Le Parisien/Au­jourd’hui (pages 2 et 3), 150 000 personnes sont contaminées (33 millions dans le monde). En 2010, 6 265 nouvelles infections ont été diagnostiquées, contre 7 679 en 2004. Les rapports hétérosexuels sont les premiers véhicules de la séropositivité (3 583 cas en 2010), suivis des rapports homosexuels masculins (2 524 cas) et de l’injection de drogue (71 cas). Cette même année, 190 personnes sont décédées du sida et 101 l’année suivante.

En matière de politique de prévention, le gouvernement se défend d’"immobilisme", comme le lui reprochent certaines associations. "Sur le dépistage, indique à Libération la ministre de la Santé, Marisol Touraine, les fonds pour les associations, qui étaient en baisse, seront maintenus. Seconde décision : nous allons relancer une campagne de prévention sur le préservatif, ce qui n’a pas été fait depuis trois ans. Et je voudrais trouver des actions plus pertinentes vers les lycées", déclare-t-elle.

Frédéric Lavignette