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Loi HPST : les labos d’analyses médicales n’ouvriront pas leur capital

Les députés ont repris hier l'examen de la loi HPST. Après l'hôpital, ils abordent aujourd'hui l'examen des mesures visant à améliorer la répartition des médecins libéraux sur le territoire. Libération et Le Figaro-économie s'intéressent à la question des déserts médicaux, tandis que Les Echos (page 4) se distinguent en annonçant que "la loi sur la réforme de la santé (...) n'obligera pas les laboratoires d'analyses médicales à ouvrir totalement leur capital aux investisseurs" extérieurs à la profession, comme le texte le prévoyait initialement.

La ministre de la Santé l'a annoncé hier : le gouvernement acceptera un amendement des députés qui retire cette mesure. "Nous sommes satisfaits. C'est un combat qui était loin d'être gagné d'avance", se réjouit Jean Benoît, président du Syndicat des biologistes. "La version initiale du projet de loi, rappellent Les Echos, avait été rédigée l'été dernier sous la pression de Bruxelles qui exige une libéralisation du secteur."

"Déserts médicaux : la majorité reste divisée sur les remèdes", titre Le Figaro-économie (page 20), qui prédit l'affrontement entre le "lobby médical et les élus ruraux" sur la liberté d'installation. "Les députés prêchent sur les déserts médicaux", ironise le titre de l'article de Libération (page 13), qui donne largement la parole à Pierre Morel A l'Huissier, député UMP de Lozère, département touché par la sous-médicalisation. "Aujourd'hui, j'ai des cantons entiers sans médecin. Dans d'autres endroits, c'est plus d'une heure de route pour aller voir un spécialiste et je ne vous parle pas du soir ou du week-end", témoigne-t-il.

"On me dit : “Attendez cinq à dix ans que l'on forme de nouveaux médecins.” Ce n'est pas possible", déclare ce parlementaire, d'où la kyrielle d'amendements qu'il a déposés. On me soutient "que les mesures autoritaires sont contre-productives, mais cela fait dix ans que l'on se contente de mesures incitatives et cela ne marche pas, constate Pierre Morel. (...) Les politiques ont l'obligation de faire vivre l'égalité de l'accès aux soins pour tous".

D'autres députés, de la majorité comme de l'opposition, cherchent des solutions pour contraindre les jeunes généralistes, nouvellement diplômés, à s'installer deux ou trois ans en zone rurale, souligne Le Figaro-économie. Le rapporteur du projet de loi, Jean-Marie Rolland (UMP), propose un compromis : reprendre le "contrat santé solidarité" sur lequel assurance maladie et médecins n'ont pas réussi à s'entendre. Les médecins des centres-villes s'engageraient à soutenir leurs confrères de banlieue ou de campagne, en y effectuant une à deux vacations par semaine, sous peine de pénalité financière. Le rapporteur souhaiterait que toute nouvelle installation dans une zone dense soit conditionnée à la signature d'un "contrat". Sans quoi, les patients ne seraient pas remboursés. Le ministère verrait l'initiative d'un bon œil, à condition de ne pas frapper plus durement les futurs médecins, selon Le Figaro-économie.

Egalité hommes/femmes
"L'égalité entre les sexes progresse dans l'entreprise", titre La Tribune (page 5), "Trop lentement", selon Les Echos (page 12), qui voient plutôt "la bouteille à moitié vide". Accor, Air France, Danone, Axa, BNP Paribas, Renault, Vinci... toutes ces sociétés ont signé un accord sur l'égalité professionnelle hommes/femmes, se réjouit La Tribune. 70% des entreprises du CAC 40 l'ont fait, selon le bilan de l'Observatoire sur la responsabilité sociétale des entreprises (Orse), qui sera rendu public aujourd'hui. Mais, "encore trop peu d'entreprises ont choisi de signer un accord sur le sujet", regrettent Les Echos. Selon une enquête de la Dares (ministère du Travail), la différence moyenne de rémunération entre Françaises et Français se chiffre à 27%.

John Sutton