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Les réseaux mutualistes inquiètent les opticiens libéraux

Le Figaro-économie rapporte le mécontentement des opticiens libéraux vis-à-vis des réseaux mutualistes d'optique, à l'occasion de l'ouverture du Salon mondial de l'optique aujourd'hui à Paris-Nord Villepinte. En réaction, le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, rappelle "qu'en conventionnant certains opticiens, nous garantissons un volume en échange d'une baisse des prix, et aux assurés des produits de qualité à un coût raisonnable."

A l'occasion du Salon mondial de l'optique (Silmo) qui s'ouvre aujourd'hui à Paris-Nord Villepinte, les opticiens libéraux s'en prennent une fois de plus aux réseaux mutualistes d'optique. Dans Le Figaro-économie (page 24), le président de la Fédé­r­­ation nationale des opticiens de France, Alain Gerbel, fait état d'une "pression constante des mu­tuel­les", alliée à une "conjoncture économique délicate" pour expliquer l'érosion de ce secteur économique.
"Les chiffres d'affaires et résultats d'exploitation des magasins sont en recul, et les revenus des opticiens sont en baisse à environ 2,40 euros pas mois en moyenne", précise Alain Gerbel.

Pour les professionnels libéraux, rapporte le quotidien, "il n'est pas normal que les organismes complémentaires d'assurance maladie préconisent le choix de l'opticien et mettent en place des remboursements différenciés, selon qu'il fait ou non partie de son réseau de partenaires". En réaction, le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, rappelle les vertus des réseaux pour les assurés et les professionnels. "En conventionnant certains opticiens, nous garantissons un volume en échange d'une baisse des prix, et aux assurés des produits de qualité à un coût raisonnable." Et d'ajouter qu'il est impossible de "tolérer que 2 millions de Français renoncent à des soins optiques pour des raisons financières".

Alors que les complémentaires santé prennent en charge 66 % des dépenses d'optique, un sondage Ipsos réalisé pour la Mutualité Française montre que 60 % des Français accepteraient d'être orientés par leur complémentaire vers des opticiens agréés.

Vers une augmentation de la CSG ?
Un abaissement des charges patronales serait-il en vue ? C'est en tout cas ce que prétend Le Monde (page 7), à l'appui de certaines informations exclusives. Selon le quotidien, les entreprises pourraient prochainement bénéficier d'un "allègement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement de cotisations employeurs sur un impôt large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG)".

Pour l'heure, mettent en garde Les Echos (page 2), "rien n'est officiellement arrêté, mais l'exécutif commence déjà à indiquer comment il compte s'y prendre". Pourtant récemment, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, avait exclu une hausse de la CSG. Mais seulement pour l'année 2013. Après ? "Tout est possible", es­time Le Parisien/Aujourd'hui (page 5). En tout cas, complètent Les Echos, l'exécutif tient à ce qu'il n'y ait "pas de choc".

Pour cela, l'Elysée envisagerait d'étaler sur la durée du quinquennat le transfert progressif des charges patronales. Seuls les salaires voisinant deux fois le Smic seraient concernés car ils sont largement représentés dans l'industrie, secteur le plus soumis à la compétition internationale. Ce dispositif, note Le Monde, "est calqué sur le même modèle que la TVA sociale proposée par Nicolas Sarkozy". Sur cinq ans, 8 à 10 milliards d'euros par an seraient ainsi transférés.

Au sein du gouvernement, une telle initiative divise, observe Le Parisien/Aujourd'hui. Du côté des syndicats, ajoute Le Monde, "la CGT et FO maintiennent qu'il n'y a pas de problème de coût du travail en France".
Frédéric Lavignette