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Les opticiens d’enseigne recherchent un accord avec les mutuelles

Après l’entretien en partie démenti d’Alain Afflelou à l’AFP le 3 octobre, c’est désormais dans la presse spécialisée dans l’optique que le débat sur les réseaux mutualistes se poursuit. Alain Afflelou avait en effet critiqué, avant de se rétracter sur ce point, "le remboursement par la Sécurité sociale, qui est insignifiant, n’est ni un accélérateur, ni un frein à la consommation" de lunettes, rappelle-t-on. Les prestations des mutuelles ou des autres complémentaires santé ne trouvaient pas grâce aux yeux de l’opticien, qui estimait qu’elles « poussent à la consommation » de lunettes chères. Poursuivant cette polémique, la Fédération nationale des opticiens de France (FNOF), dont fait partie Alain Afflelou, s’était attaquée à la soi-disant "pression constante des mutuelles", exercée à travers leurs réseaux d’optique (Le Figaro-économie du 4 octobre).

"En conventionnant certains opticiens, nous garantissons un volume en échange d’une baisse des prix, et aux assurés des produits de qualité à un coût raisonnable", avait expliqué Etienne Caniard. Selon un sondage Ipsos, réalisé pour la Mutualité Française, 6 Français sur 10 accepteraient d’être orientés, par leur complémentaire santé, vers des opticiens agréés.

Christian Py, président du Syndicat des centres d’optique mutualistes (Synom), était également monté au créneau dans les colonnes de L’opticien (www.opticien-presse.com) pour défendre ces réseaux, soulignant notamment que "deux millions de Français ne peuvent accéder à des lunettes pour des raisons financières". Le président du Synom rappelle que les complémentaires santé financent 2,5 milliards d’euros de dépenses d’optique et fait valoir que les opticiens mutualistes "sont capables de proposer un équipement à reste à charge zéro sur les principaux conventionnements".

Des déclarations qui semblent avoir fait bouger les lignes puisque le Syndicat des opticiens sous enseigne (Synope) a indiqué hier sur le site Acuite.fr qu’il souhaitait ouvrir la porte "à la négociation" avec les organismes complémentaires, "au regard de leur implication indéniable dans le remboursement". Le Synope se déclare ouvert à l’engagement de négociations avec l’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) "pour établir les règles qui devront régir les relations de partenariat acceptables".

Dépassements : les propositions de l'Unocam
"On avance !", a lancé hier le directeur de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), Frédéric van Roekeghem, à l’issue de l’avant-dernière séance des négociations sur l’encadrement des dépassements d’honoraires, qui doivent s’achever jeudi prochain. L’Union nationale des organismes d’assurance maladie complémentaire (Unocam) s’est dite prête à prendre en charge une part plus importante des honoraires des médecins, qu’ils fassent l’objet de dépassements ou non, mais à certaines conditions, résument Les Echos (page 5). "Nous souhaitons que les dépassements d’honoraires diminuent dès lors qu’il y a une évolution des tarifs remboursables auxquels contribueraient les complémentaires. Une autre condition est que ces organismes complémentaires retrouvent des marges de manœuvre", explique Fabrice Henry, président de l’Unocam, dans un entretien publié hier dans Le Quotidien du médecin.

"Nous avons simplement indiqué que nous sommes prêts à contribuer à une évolution du tarif opposable de façon à réduire le reste à charge pour les assurés", insiste Fabrice Henry, dans Le Figaro-économie (page 21), pour bien préciser la position de l’Unocam. De son côté, Frédéric van Roekeghem a précisé hier les contours du contrat d’accès aux soins, qui serait proposé aux médecins du secteur 2, indiquent Les Echos. Les médecins qui signeraient un tel contrat s’engageront notamment à "stabiliser leurs dépassements pendant trois ans, à pratiquer le tarif de la sécurité sociale pour les patients aux revenus modestes (…) et à réaliser une proportion (à définir) de leurs actes à ce même tarif". En échange de quoi l’assurance maladie financerait leurs cotisations sociales; comme pour les médecins de secteur 1.
John Sutton