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Les mutuelles modèrent la hausse des cotisations

Le Fonds de financement de la couverture maladie universelle (CMU) vient de rendre publique l’évolution des prélèvements effectués sur l’activité des complémentaires santé en 2009. La contribution des mutuelles, assurances et institutions de prévoyance est passée l’an dernier de 2,5% à 5,9% de leur "chiffre d’affaires" en santé, au titre de la taxe de 1 milliard d’euros instaurée par les pouvoirs publics au bénéfice de l’assurance maladie obligatoire, rappelle-t-on. Concrètement, cette contribution finance aujourd’hui en totalité la CMU complémentaire, exonérant ainsi la "Sécu" de toute participation.

Tous opérateurs confondus, rapportent Les Echos.fr, le chiffre d’affaires global a représenté 30,47 milliards d’euros, soit une croissance totale de + 5,87%. Cette croissance est pratiquement comparable à celles enregistrées en 2007 et 2008, avec une légère augmentation de 0,7 point.

Pour Jean-François Chadelat, inspecteur général des Affaires sociales et président du Fonds de financement, cette tendance montre que les complémentaires santé ont finalement peu répercuté la hausse de la taxe de CMU sur les prix de leurs garanties et contrats.

En outre, poursuivent Les Echos, "un zoom sur l’évolution du chiffre d’affaires de chacune des familles d’organismes complémentaires montre que la réalité est un peu nuancée". Alors que la hausse du chiffre d’affaires a été de 11,3% pour les assureurs privés (soit 8,17 milliards) et de 6,7% pour les institutions de prévoyance (5,34 milliards), elle n’a été que de 3,18% pour les mutuelles (16,96 milliards), qui représentent 55,65% dudit "marché".

Selon le président du Fonds de financement, "deux interprétations, qui ne sont pas exclusives l’une de l’autre, sont possibles". La première, indique-t-il, est que "les assureurs, à l’inverse des mutuelles, ont répercuté la hausse de la contribution CMU". Les Echos notent à ce titre que l’attitude des mutuelles est conforme "avec les engagements pris à l’époque par le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant", qui avait déclaré que les mutualistes feraient tout pour épargner leurs adhérents.

La seconde interprétation évoque "la poursuite de pertes de part de marché des mutuelles au bénéfice des assureurs". Depuis 2001, en effet, les sociétés d’assurances ont gagné 5,8 points de part de marché, alors que les mutuelles perdaient 4,7 points et les institutions de prévoyance 1,1 point. Un "grignotage", pour reprendre l’expression du Fonds de financement, auquel les mutuelles prêtent bien sûr la plus grande attention.

Les cancers dont on survit
Selon une étude de l’Institut national du cancer (Inca) publiée hier, le taux de survie au cancer au bout de cinq ans s’élève à 50%. Dans le détail, indique Libération (page 10), "sur 320.000 patients diagnostiqués chaque année, 120 000 pourront guérir. Et ils sont 135.000 au total, en rémission ou guéris, à survivre cinq ans après que la maladie a été détectée".

Cependant, ajoute le quotidien, ces résultats doivent certainement être en dessous de la réalité, puisque les données portent sur des groupes de patients traités avant l’année 2000. "On peut raisonnablement penser que le nombre de survivants chaque année est aujourd’hui plus important."

Si l’on devait établir un classement des pathologies par taux de survie, les cancers du sein, de la prostate, de la thyroïde, des testicules, des lèvres, les mélanomes, les leucémies lymphoïdes chroniques et la maladie de Hodgkin arriveraient en tête. En effet, "ces huit localisations ont des taux de survie après cinq ans supérieurs ou égaux à 80%", rapporte Libération.

Les cancers colorectal, de la bouche, de la vessie, du rein, de l’ovaire et de l’utérus (corps et col) font en revanche partie des cancers de pronostic intermédiaire avec une survie à cinq ans allant de 20 à 80%.

Enfin, même s’ils sont moins nombreux (17% des cas), les cancers du poumon, du foie, du pancréas, de l’œsophage et du cerveau sont les plus graves. Leur taux de survie à cinq ans est inférieur ou égal à 20%.

Frédéric Lavignette