croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Les incohérences de la vignette orange

Après l'expérience de la vignette orange transitoire en 2007, était-il vraiment nécessaire de mettre en place un quatrième taux de remboursement pérenne ? "Non, répondent les représentants des pharmaciens d'officine et la Mutualité Française", souligne Le Pharmacien de France n° 1220 (pages 12 à 15). "Il s'agit d'une mesure purement conjoncturelle, qui maintient dans le champ de la solidarité nationale des médicaments pour lesquels le bien-fondé de la prise en charge n'a pas été retenu", estime Laure Lechertier, responsable du département politique du médicament à la Mutualité Française, dans un entretien au mensuel (pages 14 et 15).

"Comment le grand public peut-il comprendre qu'un service médical rendu insuffisant (SMRI) aura des statuts de remboursement différents ?", interroge cette pharmacienne. "On se retrouve avec des spécialités ayant un SMR [service médical rendu] équivalent, mais avec des prises en charge différentes, ou bien des niveaux de SMR différents et un même taux de remboursement...", dénonce-t-elle. "Notre message est très clair : soit un médicament est utile et il doit être remboursé correctement, soit il ne l'est pas et il ne doit pas être remboursé."

La Mutualité Française souhaite "davantage de sélectivité dans l'admission au remboursement, ce qui passe par une révision de l'outil SMR, qu'il faudrait transformer en service rendu à la collectivité (Serc)". "Il faut muscler un peu ce cri­tère, y introduire une dimension économique et ne pas le restreindre à la dimension médicale", suggère Laure Lechertier, qui propose que la réflexion initiée sur le sujet par la Haute Autorité de santé (HAS) soit "poursuivie et renforcée".

Solvabilité 2 : audition publique
La Commission européenne tient au­jourd'hui une audition publique sur les mesures d'application de la directive Solvabilité 2, au cours de laquelle les assureurs européens défendront les assouplissements qu'ils souhaitent, notamment en matière de fonds propres, indiquent Les Echos (page 32). La Fédération française des sociétés d'assurances (FFSA) estime que "la moitié du chemin reste à faire", selon La Tribune (page 24).

Bruxelles a tenté de calmer le jeu il y a deux semaines, lors de la publication des préspécifications de la cinquième étude quantitative d'impact (QIS 5), qui se déroulera d'août à novembre, rappellent Les Echos. "La Commission eu­ropéenne a acheté la paix sociale en sortant un projet de spécifications per­mettant d'éviter de montrer que l'Europe de l'assurance serait en insuffisance de capital, mais on ne peut pas se satisfaire de cette demi-mesure", a réagi hier la FFSA. D'ici à l'échéance du 1er juillet, les assureurs européens souhaitent pouvoir faire évoluer les choses sur trois points. Ils plaident tout d'abord en faveur d'une conception moins restrictive des fonds propres prudentiels. Deuxièmement, les assureurs espèrent un assouplissement des calibrages des exigences de capital sur des risques techniques, notamment sur le risque de marché. Troisièmement, ils souhaitent l'adoption de mesures "évitant toute procyclicité et toute distorsion de concurrence", sujets sur lesquels les Français sont très en pointe, selon Les Echos. Les assureurs européens ont jusqu'au 20 mai pour faire passer leurs remarques à la Commission et tenter de la convaincre.
John Sutton