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Législatives : le PS donné favori

Les 6.600 candidats au premier tour des élections législatives qui se tiendra dimanche continuent d'arpenter les 577 circonscriptions du territoire. Au terme de cette campagne qui prendra fin le 17 juin avec le second tour, les 577 sièges de l'Assemblée nationale seront renouvelés, et peut-être la gauche obtiendra-t-elle la majorité absolue au Parlement. Pour cela, encore faut-il que les électeurs se déplacent.

En visite hier à Dieudonné (Oise), le président de la République a demandé aux électeurs de se mobiliser dimanche afin de lui accorder "une majorité large, solide et cohérente", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 7). Face aux sondages qui annoncent une abstention de 40%, François Hollande ne cache pas son inquiétude. En effet, si le PS n'obtient pas la majorité des sièges, la mise en œuvre de ses promesses de "changement" sera plus difficile, observe La Croix (page 4).

D'après les sondages, la gauche part favorite avec des intentions de vote allant de 44 à 46%. Cependant, note le quotidien, une vague rose avec une majorité absolue d'un minimum de 289 sièges ne semble pas annoncée pour le PS, "notamment parce qu'il a octroyé 63 circonscriptions à ses partenaires écologistes, radicaux de gauche et chevénementistes".

Pour Les Echos (page 2), en revanche, ces rapprochements ne poseraient pas de problème puisque, selon un sondage réalisé pour le quotidien économique, "le Parti socialiste et les Radicaux de gauche décrocheraient à eux seuls la majorité absolue". A savoir, entre 290 à 320 sièges pour les deux formations, soit bien plus que les 289 sièges requis.

"Dans l'hypothèse d'une majorité relative, poursuit La Croix, le PS aurait alors à négocier et à composer des majorités avec les élus d'Europe Ecologie-Les Verts ou du Front de gauche (PCF et parti de gauche) pour faire adopter les réformes annoncées."

De son côté, évidemment, l'UMP ne souhaite pas que la gauche récupère les 3/5e des sièges du Congrès (Assemblée nationale et Sénat). Cela dit, les Français interrogés pour Les Echos ne semblent pas vouloir de majorité UMP à l'As­semblée. Selon les résultats du sondage, ils lui accorderaient entre 209 et 247 sièges. Explication : pour 55% des sondés, une nouvelle cohabitation serait une "mauvaise chose". Par ailleurs, "le très bon score que réaliserait dimanche le Front national" – 16% des intentions de vote – pénaliserait de fait l'UMP.

La contrefaçon de médicaments gagne la France
La France ne semble plus être épargnée par le trafic de médicaments contrefaits. Jusqu'ici marginal, explique Le Figaro (page 22), ce type de contrefaçon s'est de plus en plus répandu, au point que les douanes françaises ont saisi plus de 65.000 boîtes de produits frauduleux en 2011.

Certes, sur les 8,9 millions de produits contrefaits, de toute nature, ces prises peuvent paraître dérisoires. Pourtant, "cela représente un bond, en comparaison des années précédentes où les saisies de médicaments étaient quasi nulles", remarque Delphine Sarfati, porte-parole de l'Union des fabricants (Unifab).

"Plus de 50% des médicaments achetés sur des sites en ligne qui dissimulent leur véritable adresse sont des contrefaçons", explique Le Figaro en se référant aux données de l'Organisation mon­diale de la santé (OMS).
Le plus inquiétant, c'est que cette contrefaçon concerne de plus en plus des traitements pour pathologies lourdes.

Après les produits antitabac, anti-obésité ou le Viagra®, des anti-infectieux se vendent sur le net au même titre que les traitements contre le cancer ou les maladies cardio-vasculaires.
Frédéric Lavignette