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Le succès de l’automédication

L'augmentation est légère mais elle confirme que les Français restent des adeptes de l'automédication. Selon les chiffres dévoilés hier par les industriels du secteur, le marché de l'automédication aurait augmenté de 0,6% en 2009. De façon globale, rapporte Le Figaro (page 23), "les ventes de produits remboursables mais non prescrits et non remboursables ont représenté 1,9 milliard d'euros en 2009, soit 14% des boîtes de médicaments et 6,5% du marché".

Les produits les plus consommés sont les antalgiques, les médicaments des voies respiratoires et ceux de la dermatologie, précise le quotidien. En tête des médicaments vendus en automédication, on retrouve cette année encore le Doliprane® de Sanofi-Aventis "dont les ventes progressent de 9,6%". Il précède de peu l'Efferalgan® de Bristol Myers Squibb. A la troisième place figure l'Oscillococcinum® du laboratoire homéopathique Boiron. Le décongestionnant Humex® et l'antalgique Nurofen® suivent de près.

L'an passé, ce marché a, si l'on peut dire, bénéficié de la grippe A. "Les petites pilules contre la grippe de Boiron arrivent même en première position dans le classement des produits d'automédication dite en ”OTC”, c'est-à-dire non remboursables", indique Le Figaro.

Ce secteur a également été "tiré" par la mise en vente de nouveaux produits. Sur les 76 médicaments commercialisés en 2009, Alli® s'est particulièrement démarqué. Ce traitement contre l'obésité "lancé à grand renfort de publicité en mai par GSK, s'est hissé dans le Top 10 des marques avec 7% de part de marché", observe le quotidien. A elles seules, toutes ces nouveautés ont représenté 42 millions de chiffres d'affaires.

L'impuissance peut s'expliquer par le coeur
Selon une étude allemande publiée cette semaine dans la revue américaine de cardiologie Circulation, il existerait un lien réel entre les maladies cardio-vasculaires et les difficultés sexuelles. D'après les chercheurs, rapporte Le Figaro (page 15), les hommes impuissants ont deux fois plus de risques de souffrir d'une crise cardiaque que les autres.

Les auteurs de l'étude conseillent donc de ne pas traiter les troubles de l'érection indépendamment des troubles cardiaques. "Ils préconisent même aux médecins de ne pas prescrire de médicaments pour l'impuissance sans s'être préalablement penchés sur l'état de santé du cœur de leurs patients", prévient Le Figaro.
Frédéric Lavignette