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Le revenu de solidarité active, un an après

"Avec le RMI, après quatre mois de travail, on touchait une prime de l'emploi. Avec le RSA, on n'y a plus droit. C'est dommage. Avec 900 euros par mois, il est difficile de vivre normalement", témoigne, dans Le Monde (pages 12 et 13), Fouad Benyakoub, jardinier au Puy-en-Velay (Haute-Loire). Malgré la crise, le revenu de solidarité active, créé par Martin Hirsch il y a un an pour aider les "travailleurs pauvres" et remplacer le RMI, ne compte pas autant de bénéficiaires que prévu et son efficacité reste encore difficile à mesurer. L'ancien commissaire aux Solidarités actives comptait toucher 90% des allocataires potentiels : on est loin du compte. En mars, près de 1,76 million de bénéficiaires touchaient le RSA, dont 426.700 au titre du RSA activité. Le gros des effectifs est constitué d'anciens RMistes.

Près de la moitié des personnes à bas revenus n'ont pas fait la demande parce qu'elles pensaient que son versement était automatique. D'autres ne souhaitent pas entamer des démarches complexes pour un supplément de revenus, qui se limite parfois à 20 ou 30 euros !

Pour Marc-Philippe Daubresse, ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, le dispositif du RSA, géré entre les Caisses d'allocations familiales, Pôle emploi, les centres communaux d'action sociale et les collectivités locales est également "trop compliqué" : il faut "le simplifier".

Quant à l'efficacité du dispositif, elle fait toujours débat, d'autant que la crise économique est passée par là, souligne Le Monde. Pour l'économiste François Bourguignon, président du comité d'évaluation du RSA, ce dernier "permet d'alléger la pauvreté, mais pas nécessairement d'en sortir", que ce soit pour les sans-emploi ou pour les "travailleurs pauvres". Le bilan complet du dispositif nécessitera un recul de plusieurs années. Mais, Nicolas Sarkozy n'a pas attendu ce délai pour annoncer l'extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans, souligne Le Monde. Dès septembre prochain, les jeunes qui auront travaillé au moins deux ans sur une pé­riode de référence de trois ans, pourront en bénéficier.

La Mutuelle générale multiplie les partenariats
La Mutuelle générale, qui réa­lise environ un quart de son activité avec des contrats collectifs d'entreprises, poursuit son développement, notamment grâce à une politique de partenariats soutenue. D'abord, le préaccord signé en mai 2009 avec la Banque pos­tale pour créer une filiale commune dans l'assurance santé, rappellent Les Echos (page 27). Ses modalités devraient être connues début juillet, lors de la signa­ture de l'accord définitif. L'objectif est de commercialiser les premiers produits santé individuelle en 2011.

En parallèle, la MG a revu son partenariat historique de distribution avec la GMF, mutuelle d'assurance des fonctionnaires, indique La Tribune (page 22). Il s'agit de proposer dans les jours qui viennent une nouvelle gamme santé en co-assurance. Enfin, la Mutuelle générale a annoncé l'ouverture de négociations exclusives avec le groupe de prévoyance et de retraite Mornay, pour "étudier les synergies possibles". L'objectif, comme le résume son président, Patrick Sagon, cité dans Les Echos, est de devenir "une mutuelle interprofessionnelle de premier plan, capable de constituer le pôle d'excellence santé d'un groupe d'assurance de personnes".
John Sutton