Le ministre du Budget poursuit la réduction du nombre de fonctionnaires

Le ministre du Budget vient de demander à l'ensemble des ministres d'"identifier un nouveau programme de fusions ou d'extinctions de corps dans leur ministère". D'après Le Figaro (page 21), l'intérêt de ce décloisonnement est d'"ouvrir plus de possibilités de carrières aux agents et donner à l'Etat plus de souplesse dans l'affectation des fonctionnaires". En d'autres termes, il permettra à un fonctionnaire d'un ministère de travailler dans un tout autre ministère en conservant son rang.

Eric Woerth poursuit le "vaste chantier de fusion" de la Fonction publique lancé en 2005 par Christian Jacob, explique le quotidien. A cette époque l'administration comportait 685 corps de fonctionnaires. Au 1er janvier prochain, il n'en restera que 380. Par ce moyen, le gouvernement parviendra avec plus de facilité au souhait de Nicolas Sarkozy : "Le non-remplacement d'un agent sur deux partant en retraite", explique le quotidien.

Tarifs des médecins : débat sur LCI
Le directeur général adjoint de la Mutualité française, le Dr Jean-Martin Cohen Solal, était l'invité hier de l'émission "On en parle" sur LCI. Thème central : quand les Français négocient les tarifs chez leur médecin. "Cette pratique renvoie à un véritable problème de fond, qui est celui des dépassements d'honoraires. Ils sont monnaie courante dans de nombreuses spécialités, dans lesquelles le “tact et la mesure” sont dépassés. Cette situation a pour conséquence de limiter l'accès aux soins pour de nombreux concitoyens. Or, tout le monde a droit à une médecine de qualité à des tarifs opposables. En outre, cela pose aussi la question de la transparence des tarifs médicaux", a-t-il fait valoir. Sur la question des dépassements d'honoraires, le Dr Jean-François Thébaut, cardiologue et membre du bureau de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) a estimé que l'instauration d'un secteur optionnel était "la seule vraie solution".

Parkinson : premiers états généraux
Aujourd'hui, à l'occasion de la Journée mondiale contre la maladie de Parkinson, sont lancés les premiers Etats généraux des personnes touchées par cette pathologie. Son thème : "Témoigner et agir pour changer notre vie". Ainsi, prévient La Croix (page 5), des réunions publiques vont être organisées jusqu'en juin dans 11 villes afin de recueillir les doléances des malades et des proches. On estime que la maladie de Parkinson touche actuellement près de 150.000 personnes, et pas exclusivement des personnes de plus de 60 ans. La moitié des cas se signalent en effet dans la pleine force de l'âge, avant 60 ans.

Frédéric Lavignette