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Le grand oral de François Hollande

Le chef de l'Etat devra se livrer, ce soir sur France 2, à un exercice périlleux : expliquer ses réformes aux Français, alors que la situation économique ne s'est pas redressée et que le chômage a frôlé en février le triste "re­cor" de 1997. François Hollande, qui répondra aux questions de David Pujadas de 20 heures 15 à 21 heures, est actuellement au plus bas dans les sondages.

"Le président à l'intention à la fois de rappeler le cap qui est le nôtre, les outils que nous avons mis en place pour tenir ce cap, les prochaines étapes", a indiqué hier la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem. Outre cet exercice pédagogique, François Hollande pourrait également faire quelques annonces, comme les nouvelles modalités de la taxe à 75% sur les hauts revenus – censurée par le Conseil constitutionnel et par le Conseil d'Etat –, se risquent Les Echos (page 2). Le président de la République pourrait également préciser la date de la mise en œuvre du projet de loi sur le non-cumul des mandats, qui doit être examiné, "probablement en 2017", croit savoir le quotidien économique.

Selon un sondage Ifop, réalisé pour le quotidien gratuit Métro, une majorité de Français attend que le président de la République s'exprime en priorité sur le chômage (54%), Les autres thèmes jugés prioritaires sont le pouvoir d'achat (48%), la réduction de la dette et des déficits (38%) et la fiscalité (27%). En revanche, un lecteur du Parisien/Aujourd'hui (page 4) souhaite que "François Hollande explique comment il compte s'occuper de la question des retraites" et lui suggère même "un allongement du temps de travail". Selon ce quotidien (page 5), la réforme des retraites pourrait figurer parmi les thèmes abordés lors de cet entretien, de même que la modification du mode d'attribution des allocations familiales.

"François Hollande est en panne d'explications. Il déçoit et déroute son électorat, notamment à gauche", regrette Libération dans un éditorial (page 3). Dans l'édito des Echos (page 9), Dominique Seux estime que le président devra "réaliser en économie" ce qu'il "a montré au Mali : une capacité à s'engager, à prendre des risques et les assumer, parce que la situation est critique et ne souffre pas de demi-mesures".

Prothèses mammaires : procès reporté ?
Le procès pénal de l'affaire des prothèses mammaires de marque PIP, qui doit se tenir à Marseille à partir du 17 avril, pourrait être repoussé à la demande de la principale association de dé­fense des victimes, indique Le Parisien/Au­jour­d'hui (page 11). "Nous ne com­prenons pas la dernière décision de la juge d'instruction, qui vient d'exclure du champ de l'indemnisation les 2.000 femmes qui se sont fait retirer leurs implants défectueux à titre préventif, explique Alexandra Blachère, présidente de l'association de défense des porteuses de prothèses PIP. Pour nous, c'est incompréhensible car les pouvoirs publics avaient incité les patientes à le faire, au titre du principe de précaution."

Si les frais de retrait des implants ont bien été pris en charge par l'assurance maladie, ces femmes ont dû financer la réimplantation de nouvelles prothèses et les honoraires du chirurgien, soit des sommes allant de 350 à 5.000 euros. "C'est une anomalie de plus dans ce dossier, où nous avons l'impression d'être trahies", proteste Alexandra Blachère, qui a demandé aux avocats de son association de faire appel de cette décision devant la chambre d'instruction. "Si nous n'avons pas une réponse favorable sur ce point avant le début de l'audience le 17 avril, nous demanderons un report de ce procès, le temps que toutes les victimes puissent se constituer partie civile", prévient, dans Le Parisien/Au­jourd'hui, la présidente de l'association PPP.

John Sutton