Le flou de certains contrats dépendance

Certains contrats dépendance sont opaques : c’est ce que déplore l’un des groupes de travail mis en place par le gouvernement en vue de préparer la réforme de la dépendance. Dans une note qu’il vient de rédiger, ce groupe de travail pointe quelques abus dans des contrats d’assurance privée. Comme le note La Tribune (page 21), ces contrats proposent dans leur principe "une rente mensuelle à vie en cas de perte d’autonomie. Son montant dépend bien entendu de la prime versée, mais aussi du niveau d’incapacité de l’assuré." Ces garanties peuvent être soit collectives, soit inclues dans un contrat plus large de prévoyance ou dans une assurance-vie, détaille le quotidien économique.

Mais comme le déplore le groupe de travail ministériel, ces contrats sont parfois peu protecteurs pour l’assuré. Il relève que "les montants de rente diffèrent fortement. Ils vont de 120 euros par mois à 500 ou 600 euros, tandis que les montants des cotisations sont, eux aussi, très variables, sans que le montant de la rente l’explique totalement. Les contrats ne font pas actuellement l’objet d’une régulation spécifique. De même, les cotisations peuvent évoluer sans que les méthodes de revalorisation soient clairement explicitées".

Ces reproches sont également émis par UFC-Que Choisir. Selon cette association, "tous les assureurs ne jouent pas le jeu. Leur discours est volontairement trop complexe, donc les particuliers ne font pas attention à ce qu’il y a écrit entre les lignes : garanties, évolution des cotisations, évaluation de la dépendance, etc.". Par ailleurs, Sophie Marchand, du site NotreAssurance.com, suggère, entre autres, que les médecins qui déclarent la dépendance "ne soient plus nommés par les assurances".

Une méthode d’apprentissage pour les malades d’Alzheimer
Déjà utilisée aux Etats-Unis sur les personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer, la méthode Montessori est en train de s’installer dans les maisons de retraite françaises. A l’origine, rappelle Le Parisien/Aujourd’hui (page 10), cette technique d’apprentissage alternative était réservée aux juniors. Elaborée dans les années 1900 par l’Italienne Maria Montessori, elle repose sur "l’observation de chaque enfant et l’adaptation de l’éducateur et de son enseignement aux capacités de celui-ci". "Avec les personnes atteintes d’Alzheimer on fait pareil", explique Giovanna Bernard-Dayant, la directrice générale d’Accompagnement en gérontologie et développements (AG & D), la société qui est à l’origine de l’introduction en France de cette méthode. "On élabore des activités en fonction de leurs capacités restantes."

Frédéric Lavignette