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Le dossier médical personnel à la peine

Alors que la Cour des comptes vient d'être sollicitée pour réaliser un audit sur le dossier médical personnel (DMP), cet outil semble satisfaire quelques-uns de ses promoteurs. Et en particulier l'Agence des systèmes d'information partagés de santé (Asip-Santé).

Hier, rapporte Le Figaro (page 22), son directeur, Jean-Yves Robin, s'est réjoui des quelques performances réalisées par ce dossier virtuel dont la finalité est de réunir des informations médicales du patient. En un an, 100.000 personnes se sont portées volontaires pour ouvrir leur dossier "pouvant regrouper sur un serveur informatique antécédents, ordonnances, diagnostics, comptes rendus d'hospitalisation ou d'analyses, voire images de scanner ou d'IRM", détaille le quotidien.

Ce nombre est "loin de l'objectif affiché de 500.000 DMP fin 2011", remarque Le Parisien/Aujourd'hui (page 11). Mais, rétorque Jean-Yves Robin dans Le Figaro, "le DMP a tenu son planning. Oui, il existe sur le terrain. Oui, il a maîtrisé son coût". La question de son coût est régulièrement soulevée à son sujet. Et c'est d'ailleurs parce qu'il est un dispositif jugé onéreux et trop centralisé que le député (PS) Gérard Bapt a réclamé un audit auprès de la Cour des comptes.

Les cinq années d'expérimentation du DMP ont déjà coûté 94 millions d'euros, auxquels se sont ajoutés 60 millions afin d'engager sa généralisation. Compte tenu du nombre de documents qu'il contient pour le moment, à savoir deux en moyenne, le DMP reste à développer.

Jean-Yves Robin se dit cependant convaincu que "la machine est, cette fois, lancée", poursuit le quotidien. Le nombre d'ouvertures hebdomadaires de DMP ne cesse d'évoluer. Il est actuellement de 3.500 par semaine. Pour la fin 2012, l'objectif visé est de 300.000 dossiers, et un million au cours de l'année prochaine. En dépit de ces prévisions optimistes, ce projet à long terme "ne rapportera pas d'économies avant longtemps, même si je suis convaincu qu'il sera facteur d'efficience", prévient le directeur de l'Asip-Santé.

Avant de connaître une telle généralisation, il faudra encore attendre, remarque Le Figaro, puisqu'actuellement "seuls 1% des médecins sont équipés des logiciels permettant de transférer les données de leur ordinateur vers le DMP d'un patient"…

Se coucher tard nuit
A l'occasion de la 12e Journée du sommeil qui se tient aujourd'hui, une étude réalisée par l'Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV) et la Mutuelle générale de l'Education nationale (MGEN) révèle que les Français ne dorment pas assez.

Alors qu'il y a cinquante ans, nous dormions 1 h 30 de plus, "la durée moyenne actuelle du sommeil se stabilise autour de 7 h 05 en semaine et 8 h 11 le week-end", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 et 3). Chez les jeunes adultes, les nuits sont encore plus courtes, montre cette en­quête, puisqu'elles avoisinent une moyenne 5 h 40. L'usage abusif d'Internet et les longues communications sur les réseaux sociaux seraient la cause de cette perte de sommeil.

Selon le quotidien, "la privation de sommeil" est définie lorsqu'on dort moins de 6 heures par 24 heures. Et évidemment, elle a une incidence directe sur la santé. "De nombreuses études ont montré qu'elle engendrerait de la fatigue musculaire, des troubles immunitaires, une prise de poids, mais aussi de l'anxiété ou encore de la dépression."
Frédéric Lavignette