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Le capital des labos d’analyse bientôt ouvert à tous

Pour se conformer aux exigences de Bruxelles, les laboratoires d’analyses médicales seront bientôt tenus d’ouvrir leur capital à des non-professionnels de santé, rapporte La Tribune (page 5). Le gouvernement s’est engagé à autoriser cette ouverture totale "en présentant une loi avant la fin de l’année", soulignent Les Echos (page 24). Actuellement, cette ouverture est limitée à 25% du capital.

Cette perspective inquiète un certain nombre de professionnels. Déjà, les Ordres des médecins, des pharmaciens, des sages-femmes et des kinésithérapeutes s’alarment, car ils redoutent la concurrence de grands groupes, notamment ceux "disposant de larges financements", poursuit La Tribune.

"Sur un marché très atomisé – on compte plus de 4.000 laboratoires en France – [contre 450 en Allemagne], ils pourront jouer sur les économies d’échelle pour faire baisser leurs tarifs et prendre des parts de marché aux petits laboratoires… tout en s’assurant de confortables bénéfices", analysent Les Echos.

Il faut dire que la France est le premier pays d’Europe en matière de biologie médicale. Ce marché atteint 6,6 milliards d’euros devant l’Allemagne (6 milliards). Le marché hexagonal est également rentable "en raison de l’automatisation croissante des laboratoires" et de ses tarifs beaucoup plus élevés que chez nos voisins.

Cette ouverture de capital n’est pas la seule demande formulée par la Commission européenne. Elle vient en effet de demander à la France de permettre aussi l’ouverture du capital des pharmacies à des investisseurs autres que les pharmaciens en exercice, "ce qui est strictement interdit aujourd’hui", relèvent Les Echos.

La pilule en campagne
L’ignorance des Français en matière de contraception a poussé le ministère de la Santé et l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) à renouveler leur campagne d’information sur le sujet. La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, en a dévoilé hier le contenu.

A partir de dimanche, annonce Le Parisien/Aujourd’hui (page 10), trois spots TV et radio seront diffusés jusqu’au 25 mai. Ils aborderont "les difficultés des jeunes à aborder les questions liées à la sexualité et à la contraception, même avec les copains". Un numéro de téléphone (0.800.235.236) et un mini-site Internet (www.choisirsacontraception.fr) accompagneront cette démarche qui vise essentiellement les jeunes, mais pas seulement.

De façon globale, explique Libération (page 15), "une grossesse sur trois est encore une grossesse non prévue". D’ailleurs, chaque année 200.000 IVG sont pratiquées. Pour deux tiers des femmes, une mauvaise utilisation de la contraception en est le motif. Chez les jeunes filles de 15 à 17 ans, l’avortement a récemment connu une augmentation : il s’en pratique 12.000 par an.

Au quotidien, poursuit Libération, les connaissances en matière de contraception demeurent "lacunaires". Généralement, le parcours d’une femme est pourtant classique et "normé" : "préservatifs au début, pilule quand on est en couple, stérilet après les enfants…" Cependant, 1 femme sur 5 avoue oublier de prendre sa pilule régulièrement, révèle le dernier Baromètre santé de l’Inpes. Chez les 15-30 ans, cet oubli concerne 1 femme sur 3.

Par ailleurs, lors des premiers rapports sexuels, 90% des échanges se font sans préservatif. Son utilisation dépend aussi du niveau d’instruction des jeunes, nous apprend le quotidien. Chez les filles âgées de 18 à 34 ans, 19% des non diplômées n’en utilisent pas lors de ces premières fois (contre 9,7% chez les diplômées). Côté garçons, ils sont 22,3% de non-diplômés à ne pas recourir au préservatif (contre 14,2% chez les diplômés). Devant ce constat, Roselyne Bachelot souhaite élargir les conditions de délivrance de moyens contraceptifs dans les centres de planification pour mineurs.

Frédéric Lavignette