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Le cancer, facteur de précarité économique

Si moins d’un chef d’entreprise sur deux juge que le cancer est un facteur de précarité, un sur quatre estime ne pas pouvoir garder un salarié malade au-delà de trois mois d’absence, surtout dans les entreprises de moins de dix salariés. Tels sont les résultats d’un sondage de l’institut LH2, réalisé pour la Ligue contre le cancer. Il a été présenté hier lors de sa première Convention de la société face au cancer, rapporte Le Figaro (page 14). De leur côté, les médecins généralistes considèrent à 73% que cette maladie est "un facteur de précarité économique", souligne La Croix (page 12). "Beaucoup de problèmes persistent pour les malades, dont la solution n’est pas strictement médicale, mais aussi sociale, comme le retour à l’emploi et l’accès à l’emprunt", explique le Pr Francis Larra, président de la Ligue contre le cancer.

Difficultés à reprendre le travail, à imposer un mi-temps thérapeutique, harcèlement de la hiérarchie ou des collègues, licenciements abusifs, problèmes d’accès aux crédits... tous ces sujets de doléances affluent au pôle santé et handicap de la Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité (Halde), constate Le Journal du dimanche (page 10). "Les traitements ont évolué, mais pas le regard porté sur le cancer. Les banques n’ont pas l’air de savoir qu’on peut guérir du cancer et pas seulement en mourir. Il faut les inciter à changer leurs pratiques", déclare Frédéric, ancien malade, au JDD. Francis Larra a annoncé la création d’un Observatoire social national, fondé sur les relais départementaux de la Ligue contre le cancer.

"Certaines personnes ont du mal à reprendre leur travail, d’autres n’ont pas accès aux prêts bancaires. La société doit changer de regard sur le cancer et aider les personnes guéries à rentrer dans la vie", affirme Dominique Maraninchi, président de l’Institut national du cancer (Inca), qui participait à la convention. Dans un autre registre, Dominique Maraninchi annonce, dans Le Journal du dimanche que le prochain Plan cancer mettra l’accent sur la prévention : lutte contre le tabac et l’alcool, contre les cancers professionnels et prise en compte des relations entre cancer et environnement, cancer et nutrition...

66% des Français favorables aux génériques
Le président de la Mutualité française, Jean-Pierre Davant, et le Dr Xavier Girerd, cardiologue à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris), étaient les invités de Marie Drucker, vendredi à 18h30 sur Europe 1. Tous deux ont répondu aux questions des auditeurs sur l’efficacité des médicaments génériques. Selon un sondage dévoilé au cours de l’émission, 66% des personnes interrogées sont favorables aux génériques. "La forme galénique peut varier mais la molécule active reste strictement la même. Aucune étude scientifique n’a prouvé que le générique n’a pas le même effet que le médicament princeps", a indiqué le président de la Mutualité française. "La quasi-totalité des médicaments prescrits en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis sont des génériques. La France a pris un retard considérable dans leur utilisation", a-t-il poursuivi.

Une auditrice soulève le problème de la différence d’aspect des génériques pour un même médicament, source de confusion pour les personnes âgées. "Il faudrait inciter les laboratoires pharmaceutiques à présenter les molécules de base sous une forme à peu près identique", suggère Jean-Pierre Davant. De son côté, Xavier Girerd estime que "les génériques sont globalement moins bien perçus et moins bien pris par les patients, car ils changent régulièrement d’apparence". D’autres témoignages ont indiqué que les génériques sont parfois aussi chers, voire plus chers, que les médicaments de marque. Pour Jean-Pierre Davant, "il ne faut pas prescrire des génériques pour prescrire des génériques. Il faut prescrire le médicament identique le moins cher".

John Sutton