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Le « bug » des franchises

Certains assurés sociaux ont eu des "sueurs froides" la semaine dernière, rapporte Le Parisien/Aujourd’hui (page 11). La Sécurité sociale leur a en effet prélevé une somme supérieure au plafond annuel de 50 euros prévu pour les franchises médicales. Logiquement, les prélèvements de 50 centimes par boîte de médicament, de 2 euros par acte d’infirmerie ou de kinésithérapie, et de 2 euros par transport sanitaire ne peuvent excéder les 50 euros par an et par assuré. Cette disposition a été introduite pour ne pas trop pénaliser les personnes malades.

Un dysfonctionnement informatique lié au "compteur de franchises" mis en place au niveau de chaque assuré est à l’origine de ce "bug", explique le quotidien. "Au fur et à mesure que les ordonnances arrivent, cet outil informatique décompte les différentes franchises prélevées. Et doit normalement les stopper, une fois le plafond de 50 euros atteint. C’est cette sécurité qui n’a pas fonctionné."

Au final, ce sont "quelques milliers" de patients que doit rembourser la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), précisent Les Echos (page 3). En effet, "les caisses locales ont fait l’objet de nombreuses sollicitations d’assurés ces dernières semaines qui ne comprenaient pas pourquoi les franchises continuaient d’être prélevées alors qu’ils avaient dépassé le plafond de 50 euros", poursuit le quotidien économique.

Ce "problème d’ampleur" qui a été détecté le 11 mars est désormais résolu, indique la Cnam. Elle précise que "pour 90% des assurés effectivement prélevés au-delà du seuil, le dépassement est inférieur ou égal à 1 euro". Dès le 13 mars, les prélèvements ont été stoppés et les personnes concernées seront remboursées dans les quinze jours, prévient le porte-parole de la Caisse dans Le Parisien/Aujourd’hui.

Confiance face à la crise
Les 2% de croissance sur lesquels le gouvernement tablait pour 2008 ne seront pas au rendez-vous, rapporte Libération (page 18). En effet, les prévisions que publie aujourd’hui l’Insee, auxquelles s’ajoutent celles de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), "n’augurent rien de bon pour 2008".

Pour les deux premiers trimestres, en effet, les prévisions tablent sur 0,4% et 0,3% de croissance. "Pour atteindre les 2% minimum visés initialement par le gouvernement, la richesse devrait croître de 0,8% lors de chacun des deux derniers trimestres de l’année, un objectif hautement improbable", constate Le Parisien/Aujourd’hui (page 9)

Le ralentissement français aurait pour origine une "amplification des chocs" explique La Tribune (pages 2 à 5) : crise financière, ralentissement de l’économie mondiale, appréciation de l’euro et flambée des prix du pétrole et des matières premières agricoles.

Le gouvernement reste cependant optimiste, indique Le Parisien/Aujourd’hui. Selon la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, "en raison des mesures contenues dans le paquet fiscal, en particulier le dispositif des heures supplémentaires", la France souffre moins que ses voisins européens de la situation. "On va prendre d’autres mesures de ce type pour que l’économie française résiste mieux que les autres", a-t-elle affirmé. La prochaine loi de modernisation de l’économie devrait d’ailleurs comporter des mesures visant à favoriser l’essor des PME.

Si la consommation ralentit, elle résiste toutefois à "l’atonie du pouvoir d’achat des ménages", relèvent pour leur part Les Echos (page 3). "L’Insee parie sur le fait que les ménages vont puiser dans leur épargne, dont le taux a augmenté d’un point l’an dernier, pour consommer davantage."

Frédéric Lavignette