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Le budget de la Sécu définitivement adopté

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2013 a été entériné hier par les députés, après deux allers-retours avec le Sénat, qui a voté contre à deux reprises, indique Le Figaro-économie (page 19). Les députés socialistes et écologistes ont voté en faveur du texte, tandis que leurs collègues de l'UMP, de l'UDI et du Front de gauche ont voté contre.

Le PLFSS prévoit notamment 5 milliards d'euros de recettes nouvelles, afin de ramener le déficit à 11,4 milliards d'euros, précisent Les Echos (page 3).

"La création d'une contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa) sur les pensions des retraités payant l'impôt sur le revenu a été l'une des mesures les plus critiquées", ob­serve le site Internet de La Tribune (www.latribune.fr). Finalement, elle verra bien le jour, même si les députés de la majorité ont sensiblement modifié la proposition initiale du gouvernement. La Casa sera prélevée à partir du 1er avril 2013, au taux de 0,3 % et concernera 7,5 millions de retraités.

Le gouvernement a écarté "l'amendement Nutella", déposé par le sénateur socialiste de l'Aisne, Yves Daudigny, qui voulait quadrupler la taxe sur l'huile de palme, en raison de ses effets néfastes sur la santé, rappelle Le Figaro-économie. En revanche, la taxe sur la bière bondira (+160%) au 1er janvier 2013, de même que celle sur les cigarettes et le tabac à rouler, qui devraient rapporter 250 millions d'euros par an à la Sécu. Une nouvelle taxe sera en outre créée sur les boissons énergisantes (50 euros par hectolitre), de façon à décourager les jeunes de les consommer, en particulier mélangées avec des alcools forts.

En ce qui concerne l'activité des médecins, les députés ont accepté de repousser à plus tard la réflexion sur la limitation de l'activité libérale des mé­decins exerçant au sein de l'hôpital public, souligne le site Internet de La Tribune. Ils ont aussi voté la création d'un statut de "praticien local de médecine générale", visant à garantir un revenu minimum à de jeunes médecins acceptant de s'installer dans les "dé­serts médicaux".

La mutuelle des médecins : une idée "sans avenir"
La "mutuelle libre-assurance santé", peu coûteuse et qui rembourse 100% des frais de santé, c'est l'idée lancée dimanche par des médecins libéraux devant le siège de la Mutualité Fran­çaise. "Arrêtons de tout confondre !", a protesté hier Etienne Caniard lors du journal de 7h30 sur RMC. "Une mu­tuelle n'est pas faite pour solvabiliser les tarifs des médecins, mais pour permettre aux assurés sociaux de se soigner", a rappelé le président de la Mutualité Française. "Les médecins qui mènent ces actions souhaitaient que les mutuelles solvabilisent sans limites leurs dépassements d'honoraires, a-t-il ajouté. Nous ne l'avons pas voulu." "Ils feraient mieux d'essayer de travailler avec nous, plutôt que de défendre une liberté d'honoraires, qui risque d'être payée très cher par la collectivité et les assurés sociaux", a-t-il lancé.

Egalement interrogé sur cette antenne, l'économiste de la santé Claude Le Pen, a estimé pour sa part que cette mutuelle n'a aucun avenir : "On a déjà vu ça à l'étranger et ça n'a pas marché. Si on veut payer correctement les médecins, ce qui représente le poste de dépense le plus lourd pour une mutuelle, il faut demander aux patients des cotisations élevées."

Par ailleurs, a jugé cet économiste, "on ne peut pas faire comme si le coût de la santé en France était intégralement imputable aux frais de gestion des mutuelles. Croire qu'en diminuant seulement les frais de gestion on arrivera à concurrencer les institutions existantes me semble être une illusion".
John Sutton