Le Sénat va faire des propositions pour les retraites

Le projet de loi sur les retraites est examiné cette semaine en commission au Sénat et sera débattu à partir du 5 octobre, pendant au moins deux semaines. Le Premier ministre a opposé vendredi un "non ferme et tranquille" aux manifestants de la veille qui ne désarment pas, assurant que le gouvernement conduira "cette réforme jusqu’à son terme". Les syndicats ont prévu deux nouvelles manifestations : le 2 octobre, un samedi, pour permettre aux salariés de ne pas perdre une nouvelle journée de salaire, et le mardi 12 octobre.

Les opposants à la réforme se sont peut-être sentis confortés au cours du week-end par plusieurs responsables politiques appelant le gouvernement à faire preuve de plus de souplesse sur certains points du projet de loi. Edouard Balladur, ancien Premier ministre, interviewé dans Le Monde daté de dimanche/lundi (page 8), a estimé qu’on pouvait "envisager des mesures d’assouplissement, notamment pour l’âge du départ à la retraite à taux plein".

Le président du Sénat Gérard Larcher a également fait entendre sa différence hier dans Le Journal du dimanche (page 8). Après avoir rappelé que "les nouvelles bornes d’âge à 62 ans et 67 ans ne sont pas négociables", il a reconnu qu’"il y a un sujet pour les femmes nées entre 1950 et les années 1960, qui vont subir cet allongement". "Nous devons nous pencher sur cette génération transitoire, dont les carrières sont parfois hachées et aller dans le sens de l’équité", ajoute Gérard Larcher. Toujours dans le JDD, il annonce que "les sénateurs feront des propositions pour les handicapés, les chômeurs de longue durée proches de la retraite, les carrières longues, la pénibilité". Enfin, le président du Sénat relance l’idée d’une réforme des régimes "pour aller, par exemple, vers un système par points", comme "la Suède l’a fait dans le dialogue social".

Deux cas de chikungnya "autochtones" en métropole
Un second cas autochtone de chikungunya en France métropolitaine a été recensé hier dans le Var, rapporte Le Figaro (page 13). Ces deux cas sont dits "autochtones" car ils touchent des patients n’ayant pas voyagé dans une région du monde où la maladie est présente. Des analyses ont décelé le virus du chikungunya chez deux adolescentes de douze ans habitant Fréjus et qui auraient des "activités communes", ce qui permettrait d’expliquer l’infection, précise Le Figaro. Leur état "n’inspire pas d’inquiétude", selon la préfecture du Var. C’est la première fois en France métropolitaine que le virus est transmis localement par l’Aedes albopictus, ou moustique-tigre, qui après avoir piqué une personne infectée, peut en contaminer une autre en la piquant à son tour, explique le quotidien La Croix (page 10). En revanche, le virus ne se transmet pas de personne à personne. Une fillette de 7 ans ayant ramené le virus d’Asie, à la fin août, pourrait être à l’origine du foyer de chikungunya identifié à Fréjus, selon la préfecture du Var. C’est l’un des trois cas importés répertoriés en région Paca, selon l’ARS. "Aucun cas suspect de chikungunya, autochtone ou importé, n’a été signalé", a souligné la préfecture. "Nous ne sommes absolument pas dans une situation d’épidémie et nous sommes très loin d’un mouvement de panique", a insisté une porte-parole de la préfecture (Le Figaro). Les malades de la dengue ou du chikungunya présentent les mêmes symptômes que ceux atteints par la grippe : une fièvre supérieure à 38,5 ° accompagnée de maux de tête, de courbatures, de douleurs articulaires et d’une fatigue intense, explique le quotidien La Croix.
John Sutton