Le Parlement décide de favoriser la progression des génériques

Dès 2009, les médecins auront l'bligation de rédiger leurs ordonnances avec le nom de la molécule, et non plus celui de la marque, "lorsque des génériques existent dans la classe thérapeutique concernée", explique Le Quotidien du médecin du 2 décembre (page 4). Ainsi en ont décidé les députés et sénateurs en introduisant cette disposition dans la loi de financement de la Sécurité sociale 2009.

Le recours à la dénomination commune internationale (DCI) vise à encourager davantage l'usage des génériques. "En 2007, un médicament sur cinq acheté en officine était un générique, soit deux fois plus qu'en 2003", indique Le Figaro (page 11). Une progression honorable mais bien modeste comparée à celle d'autres pays européens. En France, la vente des génériques est "deux à trois fois" moindre qu'en Allemagne ou en Angleterre.

Selon Le Quotidien du médecin, cette faible performance tient autant de la "résistance" de certaines populations (personnes âgées notamment) que des médecins eux-mêmes qui n'ont "jamais été enthousiasmés par cette idée". "Les études qu'ils suivent, la formation thérapeutique qui leur est le plus souvent délivrée ne les préparent en aucune façon à prescrire en dénomination commune internationale, puisque l'enseignement se fait sous nom de marque."

Ce n'est pas tout : comme le souligne Le Figaro, le corps médical, à l'instar d'une partie de la population, a tendance à considérer les génériques comme "des copies au rabais, moins actives ou avec davantage d'effets secondaires que les médicaments de marque". Or, une étude américaine portant sur des médicaments prescrits en cardiologie conclut à une efficacité identique.

La disposition figurant dans le PLFSS satisfait la Mutualité française. "Nous avons toujours préconisé la prescription sous le nom du principe actif plutôt que sous le nom de marque", rappelle le Dr Jean-Martin Cohen-Solal, directeur général adjoint de la FNMF. Utiliser la DCI, explique-t-il, "permet d'éviter des accidents, des confusions, des contre-indications, notamment lorsqu'on voyage". "Nous militons depuis 1984 pour le développement des génériques. Nous étions alors bien seuls, aujourd'hui nous sommes sur la bonne voie", poursuit-il.

Dans un dossier qu'il consacre au "scandale des gaspillages", L'Express (pages 38 à 52) note que certains médecins ont toutefois "la main lourde", en matière de prescription. "Les médecins choisissent souvent les traitements les plus récents, donc les plus coûteux, au détriment des molécules plus anciennes et pour lesquelles on dispose de génériques", souligne le directeur délégué à la gestion et l'organisation de la Cnam, Jean-Marc Aubert.

Plan d'urgence
Le président de la République doit présenter aujourd'hui un plan de relance "à effet immédiat sur l'économie". Comme l'indiquent Les Echos (pages 2 et 3), les mesures que doit annoncer Nicolas Sarkozy sont une "déclinaison nationale du plan cadre de la Commission européenne". Elles visent essentiellement les secteurs de l'industrie automobile, du bâtiment et des infrastructures.

D'après le quotidien économique, ces annonces devraient "enrayer la crise et amortir ses conséquences sociales". Pour Libération (pages 2 à 5), l'Elysée prend "très au sérieux" les risques de "troubles sociaux liés à la paupérisation d'une partie de la population". En ce sens, le chef de l'Etat n'a pas oublié les ménages défavorisés, précise Le Figaro (page 18). Ainsi, "le principe d'un chèque aux ménages pouvant être versé au moment de Noël semble acquis".

Le gouvernement entend "redonner du pouvoir d'achat aux Français les plus défavorisés pour relancer la consommation". Par défavorisées, l'exécutif entend celles qui sont "en grande difficulté, mais travaillant et méritantes", rapporte le quotidien. Le montant de ce chèque pourrait avoisiner les 200 euros.

Hier, le président de la République a également annoncé une révision des pensions de réversion, annonce Le Parisien/ Aujourd'hui (page 5). Dès 2010, elles seront portées à 60% de la retraite du conjoint disparu, au lieu de 54% actuellement.

Frédéric Lavignette