croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Lancement du dossier médical personnel (DMP) prévu pour 2010

Sans surprise, il faudra encore attendre pour posséder son dossier médical personnel (DMP). Mais, cette fois au moins, le ministère de la Santé reste "très prudent" sur le calendrier de sa mise en oeuvre, soulignent Les Echos (page 3). Roselyne Bachelot a cependant annoncé hier qu'"une première version nationale sera déployée en 2010".

Apparemment, cette nouvelle mouture sera bien différente du projet initial. Depuis son lancement en 2004, il faut dire que les valses hésitations n'ont pas manqué. Peut-être que l'ambition des promoteurs du DMP avait alors été trop "démesurée et déraisonnable", estime La Tribune (page 5). Initialement prévue pour 2007, sa mise en service n'a cessé d'être reportée.

Comme l'explique la ministre dans La Croix (page 4), "les Français pourront consulter leur DMP sur Internet". Il leur permettra d'accéder à leurs données de santé. Cet outil de coordination des soins pourra également être consulté par les professionnels de santé, avec l'accord du patient. Les assurés pourront refuser d'en ouvrir un et il leur sera possible de masquer certaines données, voire de "masquer le masquage" pour ne pas que l'on sache qu'il y a une intervention sur les données.

L'une des motivations initiales de ce projet a cependant été abandonnée. En effet, au départ, le DMP devait permettre la réalisation de 3,5 milliards d'économies. Aujourd'hui, relève La Tribune, "il n'est plus question de tabler sur des économies. Objectif : “la qualité des soins”." Le DMP n'est donc pas à considérer comme un "outil de maîtrise des dépenses", mais comme "un grand projet de santé publique", explique Roselyne Bachelot dans Les Echos.

Pour l'heure, sa mise en oeuvre est plutôt coûteuse, en raison "des déboires et retards" accumulés, rappelle Libération (page 19). Pour cette année, 44 millions d'euros devraient être investis et une centaine de millions d'euros en 2010. La généralisation du dispositif est prévue pour 2012.

Hôpitaux parisiens : grève le 28 avril
Près de 300 médecins se sont une nouvelle fois réunis avant-hier pour réaffirmer leur opposition à la loi "Hôpital, santé, patients, territoires" (HPST). Ils protestent contre un volet de ce texte, qui prévoit d'accorder aux directeurs d'hôpitaux un "pouvoir absolu", selon l'expression de L'Humanité (page 7).

"A partir d'aujourd'hui, nous arrêtons toute participation aux activités de gestion hospitalière : comités exécutifs locaux, comités consultatifs médicaux, commission médicale d'établissement, réunion de pôles, etc.", ont annoncé les médecins de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP), indique Libération (page 19).

Pour le moment, notent Les Echos (page 3), cette mobilisation est "très parisienne" et les leaders sont pour la plupart des chefs de service de l'AP-HP. Pour eux, le pilotage des hôpitaux ne peut se faire sans les médecins. Un appel à la grève a été lancé pour le 28 avril.

Frédéric Lavignette