La vie après le cancer

Le deuxième plan cancer, annoncé par Nicolas Sarkozy au début de l'année prochaine, devrait s'articuler sur deux axes majeurs : l'égalité des Français face aux soins et l'amélioration de la vie après les traitements, souligne le quotidien La Croix (page 11). Pour préparer ce nouveau plan cancer, très attendu, le chef de l'Etat va s'appuyer sur les propositions d'une commission de 40 membres, dirigée par le Pr Jean-Pierre Grünfeld, néphrologue à l'hôpital Necker à Paris, installée lundi par la ministre de la Santé.

Cette commission, à laquelle participe la Mutualité française, devra rendre sa copie en janvier. Roselyne Bachelot a rappelé ses priorités : organiser la recherche "de la façon la plus performante", améliorer la surveillance des cancers "grâce à une centralisation des données". Elle a également insisté sur la prévention et le dépistage, ainsi que sur l'amélioration de la qualité de vie des patients.

L'objectif prioritaire du plan sera d'assurer à chaque malade une même qualité des soins sur tout le territoire. "Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui", souligne le journaliste Pierre Bienvault, de La Croix. D'ici à 2011, des critères qualitatifs et quantitatifs devront être respectés par les hôpitaux publics et les cliniques privées pour être autorisés à traiter les cancers.

"Ces établissements devront d'abord proposer l'accès à une consultation d'annonce, un programme personnalisé de soins, des essais cliniques, ainsi qu'une prise en charge de la douleur et un soutien psychologique", précise le Pr Dominique Maraninchi, président de l'Institut national du cancer (Inca). Les établissements devront également respecter un seuil minimal d'activité, ce qui évitera qu'un hôpital ou une clinique n'ayant qu'une pratique très occasionnelle de la cancérologie puisse poursuivre son activité.

Le deuxième grand objectif sera d'améliorer la vie des patients après la guérison. "Le retour à l'emploi est un problème majeur. Beaucoup, en effet, rencontrent, de grandes difficultés à retrouver leur poste après la maladie", constate, dans La Croix, Marie-Henriette Loucheux, vice-présidente de la Ligue contre le cancer dans le département du Nord. Elle ajoute que la situation est encore plus compliquée pour les jeunes malades n'ayant jamais travaillé. Pour Marie-Henriette Loucheux, ce nouveau plan devra "impérativement changer l'image que notre société a encore du cancer, pour en finir avec les peurs et la stigmatisation".

L'avantage des parents isolés supprimé
"Impôt : l'avantage fiscal des parents isolés supprimé par surprise", titrent Les Echos en "une" à propos de l'adoption au Sénat de l'amendement du sénateur Philippe Marini (UMP), qui supprime progressivement la demi-part fiscale attribuée aux parents isolés n'ayant plus d'enfants à charge.

Réactions, résumées par le quotidien économique : "La majorité divisée, la gauche remontée". Les sénateurs ont adopté cette nuit l'ensemble du projet de loi de finances (PLF), qui prévoit un déficit de l'Etat de 57,5 milliards d'euros. Ce montant devrait être dépassé compte tenu du plan de relance annoncé la semaine dernière par Nicolas Sarkozy. Pour en tenir compte, le PLF 2009 sera rectifié dès janvier par un collectif budgétaire. Les sénateurs ont entériné la principale innovation de ce budget, à savoir le plafonnement global du cumul des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable. Ils ont en revanche décidé d'imposer les indemnités journalières des accidentés du travail.

John Sutton