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La vente de médicaments sur Internet à l’étude

La ministre de la Santé envisage de légaliser la vente sur Internet de médicaments non remboursables et non soumis à prescription médicale obliga­toire, révèlent Les Echos (page 18). Une pre­mière réunion sur le sujet s'est tenue hier au ministère de la Santé avec les syndicats d'officines, l'Ordre des pharmaciens, la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), l'Afssaps et les labos pharmaceutiques. Cet "encadrement réglementaire" a pour objectif principal "de sécuriser les achats de médicaments des Français sur Internet", justifient les services de Roselyne Bachelot. Cette mesure mettrait la réglementation française en harmonie avec la jurisprudence européenne, notamment l'arrêt DocMorris, du 11 décembre 2003, qui autorise la vente sur Internet de médicaments sans ordonnance, précisent Les Echos.

L'idée rencontre une forte opposition des syndicats de pharmaciens. "Quels que soient les outils mis en place, personne ne peut aujourd'hui contrôler la vente de médicaments sur Internet. C'est la porte ouverte à la contrefaçon et aux sites de faux pharmaciens !", s'insurge Gilles Bonnefond, secrétaire général de l'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (Uspo).

"La vente sur Internet est incompatible avec la politique de santé publique de proximité, qui prévoit par exemple l'inscription des médicaments dans le dossier pharmaceutique des patients", dénonce pour sa part Jean-Pierre Lamothe, vice-président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France.

La vente de médicaments en ligne est déjà largement pratiquée dans plusieurs pays européens, qui contournent le problème de l'ordonnance en passant par un médecin, qui délivre les produits après un bref interrogatoire du patient. En France, l'interdiction "subit les coups de boutoir de sites hébergés à l'étranger", qui proposent des médicaments sur ordonnance de type Viagra® ou Cialis®, des anabolisants ou des médicaments favorisant la perte de poids, constatent Les Echos.

Grève des généralistes
Les syndicats de médecins généralistes libéraux appellent leurs adhérents à fermer leur cabinet aujourd'hui pour réclamer la hausse du tarif de leur consultation à 23 euros et dénoncer un système de santé "sans pilote" et "à la dérive", rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 14). La date de cette grève n'a pas été choisie par hasard. C'est aujourd'hui que la Cour de cassation doit se prononcer sur un arrêt de la Cour d'appel de Grenoble, rendu en mars, autorisant certains généralistes à facturer d'ores et déjà leur consultation à 23 euros. Ces médecins s'appuyaient sur une décision européenne de 2002, reconnaissant aux généralistes la qualité de "spécialistes". "Quelle que soit la décision" de la Cour de cassation, le syndicat MG-France a déjà annoncé qu'il continuera à appeler "les spécialistes en médecine générale" (30.000 sur 54.000 généralistes libéraux, selon le syndicat) à facturer leur consultation à 23 euros. Le 12 avril prochain, la CSMF in­vite également ses adhérents à appliquer la même augmentation.
John Sutton