La tuberculose n’augmente pas

L'arrêt en 2007 de la vaccination obligatoire contre la tuberculose n'a pas eu d'impact négatif sur le nombre de cas chez les enfants, selon une étude de l'Institut de veille sanitaire (InVS), publiée aujourd'hui dans le Bulletin épidémiologique hebdoma­daire (BEH), note Le Parisien/Aujourd'hui (page 14). Le nombre de cas de tuberculose chez les enfants de moins de 5 ans, en 2010, est resté stable par rapport à la période 2000-2005, précisent les chercheurs de l'InVS. Chez ces enfants, 120 cas annuels ont été recensés, contre 129 pendant la personne précédente. "Globalement, la part des cas de tuberculose survenant chez les moins de 5 ans est stable et le nombre de formes graves de l'enfant reste faible en France, ce qui constitue un élément rassurant", indique l'étude.

En 2007, l'obligation de la vaccination par BCG chez tous les enfants et adolescents a été "suspendue", pour être remplacée par une "forte recommandation" chez les enfants les plus exposés, notamment ceux résidant en Ile-de-France et en Guyane, rappelle La Croix (page 7). "La couverture vaccinale dans la région parisienne est de 79 à 80% à l'âge de neuf mois, ce qui est un bon résultat", estime, dans Le Parisien, Jean-Paul Guthmann, chercheur à l'InVS. En revanche, en dehors de cette région, la couverture vaccinale reste "insuffi­sante" pour les enfants "à risque", notamment ceux originaires de zones de forte endémie (Afrique subsaharienne, Asie).

"L'augmentation des taux de déclaration dans un certain nombre de départements franciliens, même si elle reste très limitée, et les taux élevés retrouvés parmi les personnes nées à l'étranger et récemment arrivées en France doivent inciter à ne pas relâcher les efforts de lutte antituberculeuse dans un contexte de fortes disparités", souligne le Bulletin épidémiologique hebdoma­daire. Avec 37 des cas déclarés, l'Ile-de-France est la région la plus touchée par la maladie. Le Parisien cite notamment le cas d'un lycée de Maisons-Alfort (Val-de-Marne), où un dépistage est en cours, suite à la détection de dix cas au sein de l'établissement.

Fonction publique : recul des emplois
Pour la première fois, les effectifs dans la Fonction publique ont nettement baissé en 2011. "C'est une rupture historique", s'exclament Les Echos (page 4). L'Etat a supprimé 32.000 postes de fonctionnaires l'an dernier, sans que cela soit compensé, comme autrefois, par des créations équivalentes dans les hôpitaux et les collectivités territoriales. L'emploi dans le secteur public hospitalier n'a pro­gressé que de 0,4% en 2011 (environ 5 000 postes de plus), selon les chiffres publiés aujourd'hui par l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale (Acoss), qui perçoit les cotisations des employeurs.

Les 1.200 hôpitaux publics comptaient près de 1,1 million de salariés en 2011, environ 4.000 de plus qu'en 2010. "Jamais une hausse aussi faible n'avait été enregistrée depuis 2000, année où l'Acoss a commencé à suivre cet indicateur", soulignent Les Echos.

Ces chiffres ne recoupent pas ceux de la Fédération hospitalière de France (FHF), qui note un recul des effectifs depuis 2009, alors que l'Agence des organismes de Sécurité sociale a enregistré une hausse chaque année. Une différence qui s'explique "probablement" par un mode de calcul différent. La tendance à la baisse des effectifs inquiète d'autant plus le monde hospitalier que l'activité augmente de près de 3% chaque année. En revanche, dans les cliniques, les effectifs progressent plus vite que dans les hôpitaux publics : + 1% dans le secteur privé lucratif et + 1,7% dans le non-lucratif.
John Sutton