La santé, l’une des priorités de Barack Obama

"Historique", "Fantastique", "Eclatante", "Brillante" : les qualificatifs ne manquent pas ce matin dans la presse pour caractériser la victoire de Barack Obama à l’élection présidentielle américaine. Le candidat démocrate a recueilli 52% des voix, contre 46% pour son rival républicain, John Mac Cain. Le taux de participation a été de 66%, soit "le plus élevé dans l’histoire des élections américaines depuis 1908", constatent Les Echos (page 4).

A 47 ans, le 44e président des Etats-Unis suscite bien des espoirs tant sur le plan intérieur, comme le montrent de nombreux reportages dans vos quotidiens, qu’à l’échelle internationale. "Ce que le monde attend de lui", titre ainsi Le Nouvel Observateur, alors que Le Point voit en Barack Obama "l’homme qui peut changer le monde".

Parmi les vastes chantiers qui attendent le nouveau président figure la réforme du système de santé. Une priorité dans un pays "où 50 millions de personnes ne bénéficient d’aucune couverture santé et (où) la vague de chômage qui s’annonce devrait en priver d’autres", relève La Tribune (page 4). Dans son programme, le candidat Obama "propose de conserver le schéma privé, mais en obligeant les entreprises à offrir une police d’assurance à tous leurs salariés". De plus, il souhaite étendre les dispositifs comme Medicaid (pour les plus démunis) et Medicare (pour les personnes âgées).

En outre, complète Le Figaro-économie (page 26), les compagnies d’assurances n’auraient plus le droit "d’exclure des assurés jugés en trop mauvaise santé" et "des subventions aideraient les foyers les moins riches à prendre une assurance". Le coût de cette réforme est estimé à 110 milliards de dollars, indique ce quotidien, soit l’équivalent de 85,5 milliards d’euros. Elle serait financée "grâce à l’élimination des baisses d’impôts des Américains aux revenus supérieurs à 250.000 dollars", soit près de 194.400 euros.

Sur le plan social, le nouveau président propose une société "moins extrême", comme le titre Libération (page 13). Ainsi, dans un pays où l’éducation supérieure est très chère, Barack Obama veut accorder des crédits d’impôts, de l’ordre de 3.000 euros, pour que les parents puissent envoyer leurs enfants à l’université. Dans d’autres domaines, le nouvel élu soutient le droit à l’avortement et n’est "pas contre" le mariage homosexuel.

Génériques : le Sénat fait marche arrière
La commission des Affaires sociales du Sénat propose de supprimer les amendements sur les médicaments génériques adoptés par l’Assemblée nationale lors du débat sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2009, indique La Tribune (page 10). Les députés souhaitent étendre les possibilités de substitution, en rendant, par exemple, obligatoire la prescription en dénomination commune internationale (DCI) pour les médicaments "figurant dans un groupe générique". Par ailleurs, la commission a validé la possibilité de prendre sa retraite à 70 ans. Cette disposition pourrait entrer en vigueur dès le 1er janvier. Pour augmenter les recettes, le rapporteur du PLFSS, Alain Vasselle, propose "une hausse des droits tabac" et une extension "du forfait social de 2% sur l’épargne salariale à l’ensemble des niches sociale non soumises à la CSG, à la CRDS ou à un prélèvement spécifique".

Jean-Michel Molins