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La prévention du sida s’invite au cabaret

S’adresser aux jeunes avec leurs mots pour mieux prévenir les maladies sexuellement transmissibles, c’est la méthode choisie par la Mutualité Française Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca). A l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida, ce 1er décembre, cette union régionale a confié à une troupe de théâtre le soin de transmettre les messages de prévention.

"Cabaret sexuel (sans tabou)", annonce l’affiche. Ce 1er décembre, le spectacle de prévention proposé par la Mutualité Française Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) est joué au théâtre de la Dracénie, à Draguignan (Var). Hier soir, il a fait salle comble – plus de 700 personnes présentes ! Dès les premières représentations, il y a un an, "Cabaret sexuel" a rencontré son public. Pour ce 1er décembre, journée mondiale de lutte contre le sida, une représentation est proposée à Avignon (Vaucluse), deux à Nice (Alpes-Maritimes) et une à Digne-les-Bains (Alpes de Haute-Provence). En 2011, cette soirée sera programmée à l’occasion de la Saint-Valentin, le 14 février, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône). La Mutuelle des étudiants (LMDE) soutient également cette initiative.

Pour mettre au point le texte de "Cabaret", la Mutualité Française Paca a interrogé 250 étudiants sur leurs préoccupations. Les informations recueillies ont permis à la compagnie Miranda de rédiger le texte du spectacle et en ont fourni les thématiques. Ainsi, les personnages abordent non seulement la question des risques de contamination par le virus du sida ou d’infections sexuellement transmissibles (IST), mais aussi la contraception ou encore l’homosexualité. Autant de thèmes sérieux pour un spectacle qui ne manque pas d’humour.

Le sida est désormais assimilé à une maladie chronique, révélait la troisième enquête nationale "Contexte de la sexualité en France" réalisée en 2006 par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l’Institut national d’études démographiques (Ined). En effet, les traitements dispensés, s’ils n’entraînent pas une guérison totale, permettent aux personnes de vivre avec cette pathologie. Autre fait marquant de cette enquête, rappelée par la Mutualité Française Paca : les contaminations continuent de se produire. En 2008, le virus aurait été transmis à 7 000 personnes. Enfin, l’épidémie touche de plus en plus les femmes et les populations les plus précaires.

Milène Leroy