La pilule provoque vingt décès par an

Selon une étude de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), menée entre 2000 à 2011, les pilules contraceptives provoque chaque année plus de 2 529 accidents veineux et vingt décès prématurés, dont quatorze attribuables aux pilules de 3e et 4e générations.

"Ces chiffres ne remettent pas en cause la balance bénéfice-risque de la pilule, qui reste favorable. Mais ils confirment le fait qu'il ne s'agit pas d'un médicament anodin et la nécessité de le prescrire après avoir pris en compte, pour chaque femme, ses différents facteurs de risque", souligne, dans La Croix (page 12), la Pre Anne Gompel, responsable de l'unité de gynécologie endocrinienne à l'hôpital Cochin-Port-Royal, à Paris.

Le risque principal est celui d'une thrombose veineuse ou phlébite. Dans ce cas, un caillot se forme au niveau d'une veine. La situation peut devenir grave si le caillot se trouve entraîné vers les vaisseaux pulmonaires, provoquant une embolie, laquelle peut entraîner la mort. Un risque jugé "faible" par l'ANSM, qui reconnaît néanmoins qu'il "est moins facilement acceptable quand il concerne un médicament utilisé par des personnes en bonne santé". "Ces chiffres sont fondés sur les déclarations volontaires des médecins et des centres hospitaliers, qui sont en dessous de la réalité", critique, dans Libération (page 13), Me Philippe Courtois, avocat des victimes des pilules de 3e et de 4e générations.

L'appel, lancé en janvier dernier par le ministère de la Santé, pour limiter les prescriptions de pilules de dernières générations, semble avoir été entendu. En février, leurs ventes ont chuté de 34% par rapport à février 2012. Dans le même temps, l'utilisation des pilules de 2e génération a fait un bond de près de 27%. "Les médecins ont réagi très vite", constate, dans Les Echos (page 17), Dominique Maraninchi, directeur général de l'ANSM. "Les prescriptions ont changé au cours des deux derniers mois", ajoute-t-il. "On a aussi demandé une modification de l'AMM : le processus est engagé au niveau européen, cela prend un peu de temps", poursuit-il dans Libération.

L'ANSM veut également modifier les conditions de prescription. Le médecin devra indiquer sur l'ordonnance qu'il a bien recherché les facteurs de risques (antécédents familiaux, tabagisme, hypertension…) et que sa patiente en a été informée, souligne Le Figaro (page 11).

Le chômage frôle le triste record de 1997
Avec 3.187.700 inscrits en catégorie A (sans activité), soit 18.400 demandeurs d'emplois supplémentaires en un mois, le nombre de chômeurs recensés fin février en métropole frôle, sans toutefois l'atteindre, le pic historique de janvier 1997 (3,195 millions). "Février est un mois court. Avec trois jours de plus, on l'aurait à coup sûr dépassé", confie, à Libération (page 2), un employé de Pôle emploi.

Face a cette situation, le Premier ministre a appelé à "une mobilisation générale pour l'emploi", hier devant les députés, en soulignant que "le chô­mage augmente dans notre pays depuis juillet 2008". Jean-Marc Ayrault a invité les entreprises, les associations et les acteurs de l'économie sociale et solidaire à recourir aux nouveaux dispositifs : contrats d'avenir (15.000 signés à ce jour), contrats de génération (jeunes-seniors) ou encore, les mesures en faveur de la compétitivité des entreprises, comme le crédit d'impôt.

Un appel relayé dans l'éditorial de Libération (page 2). "Les syndicats, les associations, les collectivités locales ont besoin de ces emplois, qui peuvent s'insérer dans notre économie sans concurrencer le marché classique du travail, souligne Eric Decouty, l'éditorialiste du quotidien. D'ici la fin de l'année, chacun mesurera l'efficacité de cette politique. C'est à cette échéance seulement que le gouvernement pourra être jugé."
John Sutton