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La grippe A/H1N1 a tué des personnes plus jeunes

Avec 349 décès en France durant l’hiver 2009-2010, la mortalité de la pandémie de grippe H1N1 a été similaire à celle des épidémies saisonnières de 2000 à 2008. Mais elle a été fatale à des personnes plus jeunes : 59,4 ans en moyenne, contre 81,7 ans auparavant, indique une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) publiée le 11 janvier.

La pandémie de grippe A/H1N1, qui a sévi au cours de l’hiver 2009-2010, a tué des personnes plus jeunes que les épidémies de grippe classiques. Cette conclusion résulte d’une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS) sur les caractéristiques de la mortalité liée à la grippe. Publiée le 11 janvier dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH), cette analyse fixe à 59,4 ans l’âge moyen des décès dus au virus H1N1, un niveau "significativement inférieur" à celui des années passées, indique l’InVS. En effet, "pour la période 2000-2008, l’âge moyen des décès liés à la grippe [était] de 81,7 ans", dont 76,4 ans pour les hommes et 85,1 ans pour les femmes.

L’InVS précise que "les moins de 65 ans ont représenté plus de la moitié des décès, proportion très supérieure à celle observée au cours des saisons précédentes" : 56,2% l’hiver dernier, contre 10,6% entre 2000 et 2008. Tout naturellement, cette tranche d’âge a également concentré "la majorité des hospitalisations".

Fréquence similaire des maladies associées
Alors qu’elles sont habituellement les premières victimes de la grippe saisonnière, les personnes âgées ont donc été relativement épargnées. Pour l’InVS, ce phénomène s’explique du fait de la circulation du virus H1N1 "durant la première partie du siècle dernier", ce qui a octroyé "une immunité partielle" à cette population. Autre explication évoquée : le possible résultat des recommandations diffusées l’hiver dernier dans le but de limiter la propagation de ce virus.

Au total, la pandémie de grippe A/H1N1 aura provoqué 349 décès, soit une mortalité "pas plus importante" que celles des grippes saisonnières depuis 2000. Les maladies associées à la grippe et notées sur le certificat de décès sont également déclarées dans des proportions proches de celles enregistrées précédemment : cardiopathies chroniques, hypertension artérielle, maladies respiratoires, pathologies neurologiques, diabète, obésité… Seul le déficit immunitaire a été plus fréquemment déclaré lors de la pandémie H1N1. Enfin, "l’excès de risque de mortalité" lié au virus H1N1 pour les femmes enceintes n’a pas été mis en évidence dans cette étude.

Paula Ferreira