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La gauche gagne le Sénat

Pour la première fois dans la Ve République, le Sénat est passé à gauche. Hier, en effet, les électeurs ont envoyé "une majorité rose-rouge-verte" à la Haute Assemblée et fait de ce dimanche un jour "historique", estime Le Parisien/Aujourd'hui (page 3).

Avec au moins 175 sièges, la gauche occupe désormais la majorité des 348 sièges du Sénat. A travers ses grands électeurs, "la France rurale, celle des cantons, des villages et des clochers" a donné au président de la République un sérieux avertissement, juge le quotidien.

Ce basculement risque de constituer "un embarras quotidien pour Matignon et l'Elysée jusqu'à la présidentielle », note Le Figaro (pages 3 à 5). Cela dit, rien ne les empêchera de gouverner à sept mois de la présidentielle, ajoute le quotidien.

"Visiblement meurtri", indiquent Les Echos (page 2), le président (UMP) du Sénat, Gérard Larcher, "a mis ce revers, qu'il n'avait pas vu venir, sur le compte de la crise économique et financière et du récent plan de rigueur". Cependant, ajoute le quotidien économique, "l'hostilité persistante de l'électorat à l'égard du chef de l'Etat et le climat des affaires ont dû jouer aussi". Pour succéder à Gérard Larcher, le patron des sénateurs socialistes, Jean-Pierre Bel, est sur les rangs, de même que Catherine Tasca, l'ancienne ministre et sénatrice (PS) des Yvelines.

Cette chambre, désormais à gauche, implique qu'une nouvelle forme de cohabitation avec la majorité est inévitablement à prévoir. Et même si dans le débat parlementaire, "le dernier mot revient toujours à l'Assemblée nationale, notamment sur les textes importants comme le budget », l'avertissement est clair, observe La Tribune (page 31). Il laisse en tout cas supposer que le travail sera forcément ralenti.

Secteur optionnel : la charge de Xavier Bertrand
A l'université de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF), qui s'est tenue ce week-end à Cannes, le ministre de la Santé « a de nouveau mis la pression" sur les complémentaires santé. Comme le rapporte Le Figaro (page 25), Xavier Bertrand les a exhortées à trouver un accord avec l'assurance maladie sur le secteur optionnel lors d'une "négociation de la dernière chance".

Selon Les Echos (page 3), Xavier Bertrand a demandé au directeur de l'assurance maladie, Frédéric van Roekeghem, que cette réunion soit fixée au plus tard le 30 septembre. Toujours à destination des complémentaires, le ministre a notamment déclaré : "J'attends que ceux qui ont dit qu'ils signeraient signent."

A défaut, indique le quotidien économique, "le gouvernement pourrait imposer un nouveau secteur tarifaire ou bien prendre un décret réservant les avantages fiscaux aux contrats complémentaires qui prendraient en charge les dépassements".
Frédéric Lavignette