La feuille de route de la conférence sociale

Samedi, dans la foulée des deux journées de conférence sociale, le cabinet du Premier ministre a rendu publique la feuille de route du gouvernement, un document décevant selon Les Echos (pages 2 et 3), car ses 38 pages ne contiennent "pas grand-chose de nouveau", d'autant que "beaucoup de sujets étaient attendus, voire déjà programmés".

La seule annonce réelle, nuance toutefois le quotidien économique, concerne, dès septembre, "la mise en formation sur les trois derniers mois de l'année de 30.000 chômeurs pour leur donner accès à des emplois qui ne trouvent pas preneurs. Pas de quoi susciter l'enthousiasme". D'enthousiasme, de toute fa­çon, il n'a pas été question à l'issue de ces deux jours de réunion.

Les syndicats, soulignent Les Echos, ont clairement manifesté leur déception, en particulier sur le dossier des retraites. Sur cette question, ils retrouveront les organisations patronales et le Premier ministre pour des rencontres bilatérales qui se tiendront les 4 et 5 juillet. Les concertations se prolongeront alors tout au long de l'été pour la mise en place de la ré­forme en septembre.

"Au vu des désaccords la concertation de cet été sera explosive", indiquent Les Echos. En effet, alors que le Medef vise un départ à l'âge légal à 63  ans d'ici à 2020 et à 65 ans d'ici à 2040, la CGT et FO se sont de leur côté opposées à tout allongement de la durée de cotisation (41,5 ans actuellement). La CFDT et la CFTC, quant à elles, refusent la limite de 44 ans et réclament des contreparties.

Pour ce qui est du travail en alter­nance, les concertations débuteront également au mois de septembre pour parvenir à une loi à la fin 2013. Le dossier des conditions de travail sera pour sa part ouvert en octobre avec la mise en place d'un groupe de travail. Le bilan de la réforme de la santé au travail, enfin, devrait être connu à l'automne.

Médicaments : un arrêté encadre la vente en ligne
Depuis le 1er mars, les pharmacies sont officiellement autorisées à vendre des médicaments sur Internet, rappelle Le Figaro (page 13). Mais dans la pratique, seule une quinzaine d'officines dispose d'un site et les trois-quarts des Français ne se déclarent pas encore prêts à de tels achats.

A compter du 12 juillet, ajoute par ailleurs le quotidien dans ses pages saumon (page 28), ce type de vente pourrait connaître un nouvel essor : c'est à compter de cette date, en effet, qu'entrera en vigueur un arrêté paru au Journal officiel d'hier, encadrant "la vente sur Internet de 4.000 médicaments sans ordonnance".

Comme dans la plupart des pays européens, explique à son tour L'Opinion (page 1), "le vendeur sera obligatoirement titulaire d'une officine physique". En effet, le législateur souhaite "éviter la vente de contrefaçons, en interdisant toute dérogation au circuit de distribution habituel du médicament, très contrôlé en France".

Quant aux prix de ces médicaments vendus en ligne, ils pourront être différents de ceux pratiqués en boutique, mais avant son achat sur Internet, le patient devra faire parvenir au pharmacien un "questionnaire de santé", de façon à ce que ce professionnel puisse "le mettre en garde sur une interaction avec un autre médicament".

Cancer de la prostate : l'IMM distingué
Le Figaro magazine de samedi publie, comme chaque année, son palmarès des hôpitaux et cliniques, région par région, pour trente spécialités différentes (pages 40 à 49). Sont retenus dans ce palmarès de 1.308 établissements ceux qui "répondent de manière très satisfai­sante aux indicateurs de qualité établis par la Haute Autorité de santé (HAS)", pré­cise l'hebdomadaire.

L'édition Ile-de-France de ce classement distingue tout particulièrement l'Institut mutualiste Montsouris (IMM), dont l'équipe d'urologie fait la "une" autour du Pr Guy Vallancien. L'établissement ar­rive en tête pour la chirurgie pelvienne ma­jeure chez l'homme (traitements des cancers de la vessie et de la prostate notamment), une place qu'il occupe "depuis plusieurs années".

Pour Le Figaro magazine, qui consacre à ce service un reportage de deux pages, cette structure mutualiste a "de quoi tenir tête aux grands de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), tout en se singularisant par ses tarifs raisonnés et raisonnables : les dépassements ne sont pas de mise ici, tous les médecins sont salariés".

Frédéric Lavignette et Sabine Dreyfus