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La crise affecte lourdement les comptes publics

Les regards de la presse sont aujourd'hui tournés vers Londres. La plupart des quotidiens accordent en effet une large place au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des 20 principales économies mondiales, qui se tiendra demain dans la capitale anglaise. "Un sommet historique", titre Le Figaro, quand Les Echos passent en revue les "défis du G20". Ce quotidien publie d'ailleurs un dossier spécial de 16 pages pour comprendre les tenants et les aboutissants de la crise mondiale, "la pire depuis 1945".

Une crise qui, en France, affecte lourdement les comptes publics. Selon une étude publiée hier par l'Insee, la dette a atteint, fin 2008, "1.327 milliards d'euros, soit une aggravation de plus de 118 milliards d'euros sur un an, ce qui ne s'était jamais vu", commente La Tribune (page 5). L'endettement public représentait donc, en fin d'année dernière, 68% de la richesse nationale, soit "21.000 euros par Français", explique Le Figaro-économie (page 18).

Si les faibles recettes fiscales expliquent "en partie" cette dégradation des finances, soulignent Les Echos (page 2), Le Figaro-économie relève que "les aides au secteur financier ont, à elles seules, alourdi le fardeau de la dette de plus de 24 milliards d'euros : la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE) s'est endettée à hauteur de 11,6 milliards et la Société de financement de l'économie française (Stef) de 13 milliards pour effectuer des prêts à des établissements bancaires".

De leur côté, la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, et le ministre du Budget, Eric Woerth, relativisent ces données "en insistant sur le fait qu'alourdissement de la dette ne rime pas “nécessairement avec appauvrissement des administrations”", rapporte La Tribune. Pour Bercy, cet endettement est également "le reflet de la relance budgétaire". Ces précisions suffiront-elles à apaiser les inquiétudes de certains élus, en particulier les sénateurs. Selon une projection de la commission des Finances du Sénat, la dette publique pourrait grimper en 2012 jusqu'à 88,1% du PIB, "soit en quatre ans, 20 points de plus", indique La Tribune. D'autres prévisions sont tout aussi inquiétantes. Selon l'Insee, la dette publique pourrait se situer en 2010-2011, "aux environs de 77-78%" du PIB, note Le Figaro-économie.

Maladies cardio-vasculaires : un traitement à l'essai
Révolution dans la prévention des maladies cardio-vasculaires ? Comme l'indique Le Figaro, la revue médicale The Lancet vient de publier les résultats d'un premier essai réalisé avec le polypill, une pilule contenant cinq produits actifs contre les maladies cardio-vasculaires. Il combine des molécules contre "l'hypertension, le cholestérol et de l'aspirine qui a une action anti-coagulante", détaille Libération (page 13). "Ces tests confirment qu'une seule pilule est aussi efficace que la prescription indépendante de cinq médicaments", résume Martine Pérez dans Le Figaro (page 11).

Selon le laboratoire indien qui a financé cet essai thérapeutique, ce produit réduirait de 48% le risque d'attaque cérébrale et de 62% celui de crise cardiaque. En dépit de ces résultats, Libération invite à la prudence. "Ce n'est pas la première fois qu'un médicament est présenté comme “fabuleux”, avant de se révéler quelques années plus tard bien médiocre." Quant au Figaro, il rappelle "qu'une alimentation saine et la pratique cinq fois par semaine d'un exercice physique soutenu réduit, de manière incontestable, le cholestérol, la tension artérielle, la glycémie et renforce le coeur".

Jean-Michel Molins