La composition de l’Autorité de contrôle prudentiel

Les arrêtés de nomination des membres de l’Autorité de contrôle prudentiel (ACP) ont été publiés hier au Journal officiel, annonce La Tribune (page 27). "Sans surprise, c’est Jean-Philippe Thierry, l’ancien président d’Allianz France (ex-AGF, NDLR), que la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, a choisi comme vice-président de l’ACP", écrivent Les Echos (page 26). Le nom du président, Christian Noyer, était déjà connu, puisque le poste lui revenait de fait en tant que gouverneur de la Banque de France.

Selon La Tribune, Jean-Philippe Thierry était "le favori officieux de la FFSA". Comme le rappelle ce quotidien, "les mutuelles dommages du Gema et les mutuelles santé de la FNMF avaient présenté un candidat concurrent afin de rappeler que le marché français des assurances n’est pas uniforme". Au terme d’une bataille pour parvenir à un équilibre des pouvoirs entre banques et assurance, les quatre "familles" (assureurs, mutuelles santé, mutuelles d’assurance et institutions de prévoyance) avaient réussi à obtenir que le vice-président, qui présidera la formation assurance du collège de l’ACP, soit doté de pouvoirs significatifs, rappellent Les Echos.

Comme le note La Tribune, les représentants issus du monde mutualiste et pari­taire dominent. Il s’agit de Lucien Uzan (vice-amiral et ancien président de la Mutuelle nationale militaire), Dominique Thiry (ex-directeur général de la Maif et membre de l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles (Acam) depuis septembre), Jean-Marie Lavaux (ancien directeur général du groupe paritaire de prévoyance CRI, devenu Aprionis) et Philippe Mathouillet (DG de Towers Perrin France). Jean Cellier, ancien directeur de la prévoyance de la Mutualité Française, a été nommé membre de la commission des sanctions.

100e Journée internationale de la femme
Le 8 mars 1910, des "suffragettes" décidaient de créer une Journée des femmes. Un siècle plus tard, La Tribune fête cet anniversaire en se penchant sur leur montée en puissance et en regardant l’actualité sous un prisme féminin. "Où en sont les femmes ?", interroge la "une" du Monde daté de dimanche/lundi. Du Parlement au cabinet de l’Elysée, en passant par les académies, les hommes restent largement majoritaires. Accès aux grandes écoles, postes à responsabilité… les discriminations persistent, constate le quotidien du soir.

"L’égalité professionnelle fait du sur­place", renchérit Le Parisien/Aujourd’hui (pages 11 à 18). Salaires inférieurs, carrières ralenties ou bloquées pour cause de parentalité… en 2010, l’égalité professionnelle reste encore un rêve inaccessible aux Françaises. "Les conseils d’administration face au défi de la féminisation", titrent Les Echos en "une". Ainsi, 169 femmes devront entrer dans les instances dirigeantes d’entreprises du CAC 40 pour se conformer à une proposition de loi actuellement débattue au Parlement (au moins 40% de femmes dans les CA). Des groupes comme AXA, Vallourec ou Vivendi s’y préparent déjà.

"Le combat continue !", titre L’Humanité, qui consacre pas moins de 20 pages à ce centenaire. "Les droits des femmes sont plus que jamais à défendre en France et dans le monde", proclame le quotidien communiste. Sous le titre "Féministes, la fracture", Libération plonge au cœur des différentes mouvances du mouvement, lequel est divisé à propos du dernier livre d’Elisabeth Badinter sur la maternité. Dans l’éditorial du quotidien (page 3), Laurent Joffrin souligne que "les nouvelles féministes" estiment qu’"on peut penser en même temps la différence et l’égalité". "Intense, parfois virulent, le débat montre en tout cas une chose : le mouvement féministe, en France et ailleurs, est riche d’idées, d’interrogations et de combats futurs", juge-t-il.

John Sutton