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L’essor des réseaux de soins

"Les mutuelles devraient bientôt pouvoir mieux rembourser les assurés qui s’adresseront à un professionnel de santé ayant adhéré à leur réseau de soins", soulignent Les Echos (page 28). En effet, la proposition de loi déposée par le député Bruno Le Roux (PS) doit revenir à l’Assemblée nationale au cours de la semaine du 16 décembre.

Ce projet de loi autorise les mutuelles, au même titre que les assureurs et les institutions de prévoyance, à pratiquer des remboursements différenciés en faveur de leurs adhérents recourant à des professionnels de santé avec lesquels elles ont conventionné. Cette disposition ne concerne que les opticiens, les dentistes et les audioprothésistes, c’est-à-dire les professionnels de santé dont le financement par l’assurance maladie obligatoire est inférieur à 50%. "Nous sommes satisfaits du travail parlementaire qui a été fait. Il faut aller vite maintenant", explique la députée socialiste Fanélie Carrey-Conte aux Echos, qui rappellent que cette proposition de loi a déjà été examinée en première lecture à l’Assemblée nationale en novembre 2012 et au Sénat en juillet.

Plus du quart des organismes de complémentaire santé pensent rejoindre un réseau dans les deux ans à venir, selon une enquête réalisée par Opinion Way pour la société de conseil en actuariat Optimind Winter, rapporte le quotidien économique. Parmi ces réseaux, Les Echos citent notamment celui de la MGEN en optique et audioprothèse (3,7 millions de bénéficiaires) et Kalivia (Harmonie Mutuelle et Malakoff Médéric).

Adréa Mutuelle vient de rejoindre le réseau Kalivia et l’offre de services Viamedis Santé. Adréa a choisi de commencer, au début de l’an prochain, par l’optique et l’audioprothèse, "deux postes sur lesquels la Sécurité sociale intervient peu et où le reste à charge est important", explique, dans Les Echos, Chantal Grandperrin, directrice des relations conventionnelles de la mutuelle, qui envisage de poursuivre pour le dentaire et l’hospitalier.

Actuellement, peu de petites ou moyennes mutuelles font partie d’un réseau. "Dès lors que la proposition de loi Le Roux sera votée et applicable, le sujet devrait être réactivé chez de nombreuses mutuelles", prévoit Nicolas Le Berrigaud du cabinet Optimind Winter, même si les réseaux de soins ne sont pas la priorité chez tous les acteurs de la complémentaire santé. Pour cet expert, les réseaux sont "un excellent outil de maîtrise de coûts des prestations et de réduction du reste à charge pour les bénéficiaires, notamment pour les verres correcteurs". Un avis partagé par le Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (Hcaam) et l’Autorité de la concurrence. Ces deux organismes, soulignent Les Echos, "sont d’accord pour dire que les réseaux de soins permettent de réduire les prix des lunettes et des prothèses auditives".

Gardasil® : un vaccin sous haute surveillance
"Je veux dire aux plus jeunes d’éviter ce vaccin, pour qu’elles ne subissent pas ce que j’ai vécu", déclare, dans Libération (page 15), Marie-Océane, 18 ans, au sujet du Gardasil®, le vaccin contre le cancer du col de l’utérus, responsable selon elle de ses graves problèmes neurologiques.

Son histoire commence par sa vaccination en septembre 2010. Quinze jours après la première injection, elle ressent "des fourmillements aux bras et aux jambes". Après la deuxième, elle est en proie à de puissants vertiges. Plusieurs hospitalisations plus tard, Marie-Océane se retrouve en fauteuil roulant, aveugle et presque sourde. Aujourd’hui, son état semble stabilisé, même si elle se dit très fatiguée. Vendredi, son avocat a déposé une plainte contre le laboratoire Sanofi-Pasteur et contre l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) pour "atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine". D’autres actions en justice devraient suivre.

"Le fait qu’il y ait une plainte ne prouve pas qu’il y ait un problème", assure, dans Le Figaro (page 9), le président du Comité technique des vaccinations, qui défend le Gardasil®. Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) évoque un taux de notification d’effets indésirables de 2 à 5 cas pour 10.000 doses de Gardasil® ou de Cervarix®, l’autre vaccin contre le cancer du col de l’utérus. Ce qui permet de "confirmer leur profil de sécurité d’emploi rassurant", selon le HCSP.

"Tout vaccin, aussi banal soit-il, comporte un risque, explique, dans Libération, le Pr Bernard Bégaud, pharmacologue. Dans le Gardasil®, toute la difficulté réside dans le décalage qui existe entre un risque éventuel lors des injections pour la jeune ado, et le risque futur d’un cancer qui pourrait survenir trente ou quarante ans plus tard. Ce n’est pas simple, ni à comprendre, ni à accepter." Les campagnes massives de vaccination contre l’hépatite B, suivies par des cas de maladies auto-immunes dans les années 1980, ont laissé des traces dans l’opinion publique, rappelle Libération. Face à la méfiance vis-à-vis des nouveaux vaccins, les autorités sanitaires ont décrété une vigilance extrême. "Elles ont mis en place, sous l’égide de l’Agence du médicament, un suivi national des effets indésirables du vaccin. Avec un plan de gestion des risques. Au cas où…", souligne Libération.

John Sutton