L’espérance de vie a augmenté de dix ans dans les pays de l’OCDE

Le "Panorama de la santé 2013" publié hier par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a quelque chose de rassurant : comparé aux données recueillies en 1970, l'espérance de vie a augmenté de dix ans sur l'ensemble des 34 pays de l'organisation. Désormais, rapporte La Croix (page 5), le cap des 80 ans est dépassé.

Dans le classement de tête, indique le quotidien, la France se trouve en cinquième position avec une espérance de vie de 82,2 ans à la naissance. La Suisse la précède avec 82,8 ans, de même que le Japon et l'Italie (82,7 ans) et l'Espagne et l'Islande (82,4 ans).

Avec 11,6% du PIB consacré aux dépenses de santé, la France est l'un des trois pays les plus attentifs à la santé après les Etats-Unis et les Pays-Bas. En France, les dépenses à la charge des patients représentent 8% des dépenses totales de santé, contre 20% en moyenne sur l'ensemble des pays, ajoute le rapport.

Avec la crise, note La Croix, des pays se sont engagés dans une politique d'économies dans le domaine de la santé. Celles-ci se sont traduites par "une rationalisation des dépenses", mais des efforts mériteraient d'être encore entrepris, notamment en matière de génériques. Ces derniers représentent moins de 25% du marché des médicaments dans plusieurs pays comme la France, l'Italie ou le Japon, alors qu'en Allemagne et au Royaume-Uni, ils constituent 75% de la consommation médicamenteuse.

Toutes les économies engagées "n'ont pas eu d'impact sur la prise en charge de maladies potentiellement mortelles comme le cancer, les accidents vasculaires cérébraux ou les crises cardiaques", poursuit le quotidien. La mortalité due à ces maladies a en effet baissé, écrit Le Parisien/Au­jourd'hui (page 16) sur la pé­riode 1990-2011. Dans le détail, les décès liés aux crises cardiaques ont diminué de 40% depuis 1990, ceux par AVC de 50%.

Et si le nombre de cancers baisse également, ce n'est pas le cas en France. Dès lors, des progrès doivent être réalisés en matière de prévention, observe La Croix. Par exemple en encourageant "le dépistage précoce du cancer". Signes rassurants en tout cas, la proportion de fumeurs réguliers a chuté de 30% à 23 % entre 1980 et 2010 chez les adultes, au même titre que la consommation d'alcool qui reste tout de même la plus élevée de l'OCDE avec 12,6 litres d'alcool pur par adulte.

Autre baisse, ajoute Le Figaro (page 21), celle des rémunérations des médecins français : – 30% par rapport à la moyenne de leurs homologues de l'OCDE.

Pas de TVA pour les ambulanciers
Les ambulanciers ont obtenu gain de cause : la hausse de 7 à 10% de la TVA qui était prévue sur les transports sanitaires au 1er janvier ne sera pas acquittée par ces professionnels. Selon Le Figaro (page 21), le gouvernement a décidé de faire payer l'addition à l'assurance-maladie.

Pour cela, la Cnam devrait augmenter en conséquence les tarifs appliqués aux véhicules sanitaires légers (VSL), c'est-à-dire ceux qui assurent les transports assis des malades, avec les taxis. Le coût de ce transfert devrait s'élever à 38 millions d'euros par an, et la dépense engendrée annuellement par ces véhicules devrait avoisiner les 800 millions d'euros.

Selon le quotidien, "l'assurance maladie a agi sous pression du gouvernement", et sans cette revalorisation des tarifs, les ambulanciers auraient dû amortir eux-mêmes cette augmentation.
Frédéric Lavignette