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L’IRM : un examen d’imagerie médicale inoffensif et indolore

L'IRM est un examen d'imagerie médicale qui n'utilise pas de radioactivité. Il est sans danger et sans douleur. Pourtant, de nombreuses personnes sont stressées à l'idée de passer cet examen, par peur d'être enfermées dans le tunnel de l'appareil. Si c'est votre cas, il faut en parler dès la prise de rendez-vous.

Stressant ! C'est sûrement l'adjectif le plus souvent employé pour qualifier l'IRM. Cet examen d'imagerie médicale "est pourtant inoffensif et il n'est pas douloureux", rassure la Dre Emmanuelle Delfaut, radiologue de ville à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). "Mais certaines personnes, qui souffrent notamment de claustrophobie, se sentent mal à l'idée d'être enfermées dans le tunnel de l'appareil."

C'est le cas de Marc, un cadre parisien d'une cinquantaine d'année, qui a été victime d'une véritable crise de panique : "J'ai fait une mauvaise expérience, raconte-t-il. J'ai tapé comme un fou sur la paroi de l'appareil. J'avais l'impression d'étouffer. Il a fallu interrompre l'examen. J'étais en larmes. Une fois sorti du tunnel, je me suis senti ridicule."

Les personnes stressées par un examen d'imagerie par résonnance magnétique (IRM) doivent le signaler dès la prise de rendez-vous. "Quand je reçois un patient anxieux, je lui explique précisément le déroulement de l'examen et les moyens de communication qui seront à sa disposition pour rester en contact permanent avec l'équipe", précise la radiologue. C'est la qualité de l'accueil et de l'information qui va permettre au patient de se sentir en confiance et d'éviter une crise de panique.

Pas assez d'écoute
Mais cette attention n'est pas toujours au rendez-vous. "Une fois déshabillé, on m'a demandé de m'allonger sur la table, se rappelle Jean-François. On m'a donné une poire dans la main pour déclencher l'alarme. Pas plus d'explications. J'ai eu le sentiment désagréable d'un travail à la chaîne." Pour cet imprimeur parisien, tout s'est bien passé, mais il déplore "l'absence d'information et d'écoute avant et après l'examen".

Le malade, allongé sur une table coulissante, prend place dans un cylindre étroit d'environ 60 cm de diamètre. Si l'examen concerne le cerveau ou le haut du corps, seuls ses membres inférieurs sont à l'air libre. A l'intérieur, la personne dispose d'un éclairage et d'une ventilation, d'un micro et d'enceintes pour pouvoir communiquer à tout moment avec le personnel soignant. L'équipe médicale se trouve dans une pièce séparée de l'appareil par une vitre.

Certains radiologues peuvent proposer aux personnes anxieuses de visiter la salle avant l'examen et de venir accompagné d'un proche. "Si c'est nécessaire, je prescris également un médicament contre l'anxiété, mais rares sont les patients qui en ont besoin", explique la radiologue. "Pour un IRM qui concerne le cerveau, les patients peuvent également prendre un anxiolytique avant l'examen: ce n'est pas une contre-indication."

Un examen sans irradiation
"Comme l'échographie, l'IRM n'émet pas de radiations ionisantes", souligne la radiologue. Cette technique d'imagerie n'utilise donc pas de radioactivité, au contraire du scanner et de la radiologie classique. Elle fait appel à un champ magnétique puissant qui fait vibrer les noyaux d'hydrogène contenus dans les tissus du corps humain. Leurs mouvements sont captés et décodés par un ordinateur. Il les transforme en images en trois dimensions ou en coupes transversales.

Lors des différentes séquences de l'examen, l'aimant émet un bruit répétitif comparable à celui d'un tam-tam. Le port d'un casque anti-bruit ou de protections auditives permet d'atténuer ce désagrément. Les examens d'imagerie par résonnance magnétique durent en moyenne 20 minutes : certains peuvent nécessiter l'injection d'un produit de contraste. Ce médicament permet une meilleure lisibilité des images.

Pas d'objets métalliques
Seule contre-indication à l'IRM : la présence d'objets métalliques, en raison du champ magnétique émis par l'appareil. "Les patients doivent remplir très sérieusement le questionnaire que nous leur remettons avant l'examen", insiste Emmanuelle Delfaut. "Ils doivent impérativement nous signaler s'ils sont porteurs de pacemakers, d'appareils électroniques implantables, de prothèses cardio-vasculaires, de clips chirurgicaux ou encore d'éclats métalliques dans les yeux. Mais à condition de bien respecter ces contre-indications, cet examen ne présente aucun danger."

Ghislaine Trabacchi et Emmanuelle Billon-Bernheim