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L’Etat favorise les cliniques privées, selon la FHF

"La situation des hôpitaux ne s'est ni dégradée, ni améliorée. Si le gouvernement avait donné aux établissements ce que les parlementaires avaient voté, les hôpitaux seraient à l'équilibre. En fait, les pouvoirs publics mettent volontairement les établissements en déficit", accuse Gérard Vincent, délégué général de la Fédération hospitalière de France (FHF), dans un entretien publié dans Libération (page 16).

En 2011, il n'y a pas eu aucun écart budgétaire dans les hôpitaux, estime-t-il. "Pourtant, les pouvoirs publics refusent toujours de verser les 350 millions d'euros de l'enveloppe Migac (mission d'intérêt général et à l'aide à la contractualisation NDLR)."

L'Etat "insiste sur la convergence des tarifs entre public et le privé, ajoute-t-il. Or, c'est impossible car on ne fait pas la même chose". Par exemple, dans le domaine des affections de la bouche, "le privé va faire surtout des extractions de dents, et le public va traiter les cancers. Ce n'est pas la même chose, et il est normal que le [secteur] public soit davantage rétribué".

Gérard Vincent estime que le secteur privé est favorisé : "Alors que les parts de marché des cliniques ont diminué par rapport aux hôpitaux publics, leur chiffre d'affaires a augmenté plus vite que celui des hôpitaux."

Toujours à l'hôpital, mais concernant l'épineuse question des 2 millions de jours de RTT accumulés par les médecins, il semble que les syndicats et le gouvernement soient proches d'un accord, selon Les Echos (page 8). Une nouvelle rencontre a eu lieu vendredi au ministère de la Santé. "La réunion n'a pas été conclusive, mais nous avons bien progressé", a estimé François Aubart, président de la Coordination médicale hospitalière (CMH), un des principaux négociateurs. Moins optimiste, la Dre Rachel Bocher, qui préside l'INPH, première intersyndicale de praticiens hospitaliers évoque, pour sa part, une "réunion décevante car le gouvernement est resté trop flou" (Les Echos).

Le décret en discussion pour régler cette question des RTT accumulées par les médecins hospitaliers a été examiné article par article. Il prévoit trois options : la prise de congés, la monétisation et la possibilité de les transformer en points retraite pour avancer l'âge du départ.

Débat sur l'éthylotest obligatoire
Au printemps prochain, chaque automobiliste devra posséder un éthylotest dans son véhicule, rappelle Le Pari­sien/Aujourd'hui (page 9). L'installa­tion massive des radars automatiques sur les routes a eu pour effet de faire baisser la vitesse. C'est désormais l'alcool qui est devenu la première cause de mortalité routière. Il est impliqué dans un tiers des accidents mortels.

Les associations sont divisées sur l'efficacité de l'éthylotest obligatoire. Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, craint que "seuls se testeront ceux qui sont déjà sensibilisés au problème de l'alcool au volant". Elle prône plutôt l'installation d'éthylotests électroniques antidémarrage pour les délinquants de la route. En revanche, l'association 40 millions d'automobilistes, souvent hostile aux mesures purement répressives salue les "effets pédagogiques" de la mesure. Sa mise en œuvre pose toutefois problème. Comment verbaliser un automobiliste qui viendrait de s'autotester et qui n'aurait donc plus d'éthylotest à présenter lors d'un contrôle routier ? Et, surtout quid de la fiabilité et de la précision des éthylotests les plus commercialisés ? Le Parisien rappelle que cette mesure figurait déjà dans la loi du 9 juillet 1970 "fixant pour la première fois les seuils légaux de l'alcoolémie des conducteurs" mais qu'elle n'a jamais été appliquée, faute de décret…
John Sutton