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Journée nationale de l’audition : tour d’horizon des audioprothèses

A l'occasion de la 12e journée nationale de l'audition, qui se tient aujourd'hui, Le Figaro (page 11) effectue un tour d'horizon du marché des audioprothèses. Comme le souligne le quotidien, les Français semblent assez réticents à se doter de matériel auditif. Une enquête Ipsos montre que "le prix élevé et le faible remboursement" des prothèses sont le "premier frein à l'appareillage". S'ensuivent des raisons esthétiques ou "la honte de montrer son handicap". La plupart des personnes atteintes de déficience auditive passent effectivement par une "phase de déni" : parce qu'on ne se sent pas malentendant, ou en voie de l'être, on tarde à consulter. C'est ainsi que "sur les 4 à 6 millions de malentendants estimés en France (dont les deux tiers ont plus de 65 ans), moins d'un million (17%) sont appareillés".

Nombre de dispositifs sont pourtant disponibles. Pour en bénéficier, il faut bien entendu consulter un ORL qui confirmera ou non la surdité. Le cas échéant, il cherchera à définir l'origine du handicap et un audiogramme permettra d'en quantifier sa gravité. Ce n'est qu'"à partir d'une surdité de plus de 30 décibels dans les fréquences critiques pour la conversation" qu'une aide auditive pourra être prescrite, précise Le Figaro.

Ensuite, un audioprothésiste aidera le patient à faire son choix parmi les centaines de modèles d'appareils existants. Les prothèses intra-auriculaires, en contour d'oreille ou intermédiaires, font partie du "premier choix". Celles dotées de micros "capables de s'orienter dans la direction des voix" sont en revanche plus chères. Quelle que soit la gamme choisie, la durée de vie des appareils est de cinq à sept ans. De façon générale, les prix sont assez élevés, précise le quotidien : ils varient de 1.000 à 2.000 euros par oreille.

Tout comme les prothèses dentaires ou oculaires, les appareils auditifs sont assez mal remboursés par l'assurance maladie. Pour les personnes de plus de 20 ans, elle rembourse à "65% sur la base d'un tarif forfaitaire de 199,71 euros, soit 129,80 euros par audioprothèse". Pour les moins de 20 ans ou les personnes atteintes de cécité, les remboursements sont plus convenables : même taux de 65% mais sur un tarif de base variant de 900 à 1.400 euros. La part prise en charge par les mutuelles est assez variable, note Le Figaro. "Quelques-unes - notamment des mutuelles d'entreprise - prennent en charge la quasi-totalité du coût (...)", relève ce journal.

Près de 400.000 chômeurs supplémentaires en 2009
Les dernières prévisions rendues publiques hier par l'Unedic dressent un sombre tableau de la situation à venir. En résumé, expliquent Les Echos (page 3), "2009 sera pire que 1992, le régime d'assurance-chômage prévoyant entre 375.000 et 454.000 chômeurs supplémentaires".

Réuni hier pour actualiser ses prévisions, précise le quotidien, le bureau du régime paritaire d'assurance-chômage a souligné que la dégradation de la situation "tient compte d'une évolution du PIB révisée à la baisse, à - 1,5%, voire - 1,8% et non plus à - 1%". Du coup, note La Tribune (page 4), les comptes devraient se dégrader. Selon l'évolution du PIB, le déficit de ce régime serait d'au moins 14 millions d'euros en 2009, et 2,5 milliards en 2010. "Reste à savoir si ces projections se vérifieront", se demande La Tribune. Un nouveau calcul sera en tout cas transmis le 23 avril.

Frédéric Lavignette