Inflation record depuis 1991

Les journaux étant absents des kiosques ce matin, en raison d’un mouvement de grève du Syndicat du livre, il faut se rendre sur leur site Internet. Aujourd’hui, l’inflation est l’une des dominantes de l’actualité. Selon les statistiques publiées hier par l’Insee, l’indice des prix à la consommation a augmenté de 0,5% au mois de mai portant l’inflation à 3,3% sur un an. Ce résultat constitue "un record depuis l’été 1991", constate La Tribune.fr.

"Comme les mois précédents, le renchérissement des matières premières explique les deux tiers de la hausse de mai", soulignent Les Echos.fr. En mai, les prix de l’énergie ont augmenté de 4,2%, soit la plus forte hausse depuis septembre 2000. En additionnant l’inflation du prix du carburant à celle de 5% du gaz de ville, "au total, sur un an, la facture énergétique s’est alourdie de 15,4%", calcule Le Parisien.fr.

De son côté, l’indice des prix à l’alimentation a augmenté de 1% le mois passé. En une année, la hausse a été de 5,7%. "Dans la grande distribution, la hausse générale s’élève à 5,3% en un an, un niveau jamais atteint depuis novembre 2001", poursuit ce quotidien.

Du côté des "bonnes nouvelles", les prix de l’électroménager, des vêtements et des voitures sont restés modérés. De plus, "la baisse des prix des services de transport et de communication, ainsi que la légère diminution de ceux des produits de santé limitent l’augmentation de l’indice", explique l’Insee dans Les Echos.fr.

Si une inflation de plus de 3% devait s’installer dans la durée, on assisterait à des "réactions en chaîne pour l’économie", poursuivent Les Echos. Les recettes fiscales seraient notamment en hausse, en particulier grâce à la TVA. Les cotisations sociales, "assises sur des salaires dynamisés par l’inflation, ainsi que la CSG" seraient également dopées. A l’opposé, les bénéficiaires des minima sociaux, par exemple, verraient leur niveau de vie baisser.

Infirmières : avis de recherche international
Les infirmières sont en voie de disparition, estime Emmanuelle Quillet dans une tribune publiée dans La Tribune.fr. Pour cette présidente de l’Association nationale pour la formation des personnels hospitaliers (ANFH) Ile de France, également directrice du centre hospitalier de Rambouillet, "la réduction du temps de travail, les départs en retraite massifs et la demande croissante de soins dans le secteur des personnes âgées" sont à l’origine de la pénurie. D’où l’importance du recrutement au-delà des frontières de l’Hexagone.

"Ce type de recrutement a d’abord été expérimental" et strictement encadré, écrit-elle. Mais depuis 2004, avec l’élargissement de la Communauté européenne et la reconnaissance des qualifications, de nouvelles perspectives se sont développées. Toutefois, les exigences du marché de l’emploi de la santé "limitent l’espoir d’un recours massif" à ces recrutements. Par conséquent, "après le plombier polonais, l’infirmière polonaise" ne semble pas être pour demain. "La mobilité en provenance des pays d’Europe de l’Est risque, pour des questions liées à la maîtrise de la langue et à l’éloignement, de ne pas profiter prioritairement à la France", estime Emmanuelle Quillet. C’est en tout cas la qualité des formations qui doit déterminer ces recrutements.

Frédéric Lavignette