croix

Veuillez effectuer une recherche.

Veuillez effectuer une recherche.

Hôpital : indicateurs de qualité obligatoires

Le grand public devrait être mieux guidé pour choisir son hôpital ou sa clinique, grâce à la publication obligatoire des indicateurs de qualité des soins, souligne Le Quotidien du médecin d’hier (page 4). Parmi ces critères, figurent notamment la lutte contre les infections nosocomiales, la qualité de la tenue du dossier du patient, le délai d’envoi du courrier de fin d’hospitalisation, la lutte contre la douleur, la lutte contre les troubles nutritionnels, la détection et la prise en charge des infarctus... D’autres critères, portant sur la mortalité et la morbidité, sont en cours d’élaboration.

Certains médecins hospitaliers voient dans cette mesure un surcroît de travail et une pression supplémentaire. "En France, en dépit d’une volonté politique affichée, la transparence n’est pas encore de mise : le niveau de qualité des soins reste un mystère bien gardé, qu’une poignée d’initiés se transmettent", constate Le Quotidien du médecin.

"Améliorer l’efficacité et la qualité des soins", c’est aussi l’objectif affiché par le ministre de l’Economie, lors du Forum économie santé, organisé hier par Les Echos (page 5) et Le Quotidien du médecin. Eric Woerth a annoncé, à cette occasion, le lancement de "150 contrats de performance avec les hôpitaux" d’ici à 2011. Intervenant dans le même forum, Raymond Soubie, conseiller social du président de la République, a mis l’accent sur « deux questions centrales » : l’hôpital et les affections de longue durée (ALD). Il a notamment souligné que "les ALD représentent 80% de la dérive des dépenses structurelles de l’assurance maladie". "Il y a des gens qui nous disent : "On peut modifier les périmètres, il y a des affections, certaines formes d’affections, qu’on pourrait peut-être ne pas mettre dans les ALD." ", a suggéré le conseiller du président.

L'obésité : un enjeu de santé publique
Le constat est unanime : l’obésité ne cesse de croître dans les pays industrialisés, souligne Le Monde, qui lui consacre un dossier (pages 24 et 25). Elle devrait toucher 700 millions de personnes en 2015, selon l’OMS. En France, l’obésité est passée de 8,5% à 14,5% de la population adulte en douze ans, soit 6,5 millions de personnes concernées.

Les causes de cette maladie, qui touche surtout les populations défavorisées, sont multiples : alimentation déséquilibrée, sédentarisation croissante, manque d’activité physique, facteurs génétiques.

Pour tenter d’enrayer ce phénomène, le gouvernement a lancé en 2001 un premier Programme national nutrition santé (PNNS). Le 3e PNNS est en préparation. "Le problème n’est pas aux messages, ni aux mesures qui sont connues, il est à l’application", estime, dans Le Monde, le Pr Arnaud Basdevant, chef du service de diabétologie à l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière. "Il faut agir sur trois niveaux : l’individu, l’environnement (la famille, l’école, la cantine, les entreprises) et le niveau sociétal. Dans tous les cas, je suis pour une politique de facilitation", explique le Pr Basdevant.

Soulignant "la légitimité et la pertinence du PNNS", vingt sociétés médicales se sont unies pour signaler l’urgence de passer aux actes. Seront-elles entendues par Anne de Danne, déléguée générale de la Fondation Wyeth pour la santé de l’enfant et de l’adolescent, chargée par Nicolas Sarkozy de remettre, le 15 décembre, un rapport sur la prévention de l’obésité ? "La politique nutritionnelle doit rester guidée par des enjeux de santé publique et non par des enjeux économiques", insiste Serge Hercberg, directeur de l’unité de recherche en nutrition à l’Inserm et président du comité de pilotage du PNNS.

John Sutton