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Hôpital d’Angoulême : des malades du cancer privés de soins

A Angoulême, un différend entre l’hôpital et une clinique prive de soins un certain nombre de malades du cancer. Cette nouvelle affaire, dont sont encore victimes des patients, a débuté cet automne, raconte Libération (page 13). "La convention qui liait le centre hospitalier d’Angoulême à la clinique Sainte-Marie, permettant aux praticiens du privé d’utiliser le plateau technique de l’hôpital, en particulier le matériel de radiothérapie, n’est pas reconduite". Conclusion : depuis la fin février, les patients de la clinique n’ont plus accès au matériel de soins.

En outre, ne pouvant plus disposer des services de radiothérapie, l’oncologue et le radiothérapeute de la clinique ont été contraints de fermer la société qu’ils avaient créée pour pouvoir exercer. Car sans la radiothérapie, ils avaient perdu "la moitié de leur outil de travail". Et les 300 malades qui étaient suivis par la clinique Sainte-Marie se retrouvent, eux, en "rupture de soins". Pour le président de la commission médicale d’établissement de la clinique, le Dr Serge Gabriele, ce conflit entre les deux institutions "n’est pas humain".

Les malades sont sous le choc. Certains ont dû interrompre brutalement leur chimiothérapie faute de suivi. La direction de l’hôpital affirme pourtant que "les patients ne sont pas sans solution", et que l’établissement "s’est organisé afin d’accueillir les traitements en cours pendant la période transitoire". Mais il ne semble pas certain que les deux médecins du centre hospitalier puissent à eux seuls traiter tous les patients de la ville atteints de cancer, fait remarquer une patiente.

Aujourd’hui, près d’un quart des malades sont allés se faire soigner dans les hôpitaux les plus proches : Bordeaux, Libourne, Poitiers ou Limoges, indique Libération. Avec ces mouvements, quelques-uns avouent d’ailleurs ne plus trop savoir où se trouve leur dossier médical. "La situation risque de ne pas s’arranger", conclut Libération. En effet, "au mois de juin, c’est le chimiothérapeute de l’hôpital qui à son tour rend son tablier"…

Vers une nouvelle approche de l’autisme
C’est aujourd’hui que la ministre de la Santé doit annoncer les mesures du plan Autisme 2008-2010, indique Le Parisien/Aujourd’hui (page 14). Ce programme d’action sera dévoilé "de concert" avec la secrétaire d’Etat chargée de la Solidarité. Il vise à améliorer le quotidien des 60.000 personnes atteintes par cette maladie. Ces mesures devront répondre au terrible constat formulé en décembre dernier par le Comité consultatif national d’éthique. Faute d’une prise en charge éducative adaptée, le Comité avait assimilé la situation des autistes en France à celle d’une "maltraitance".

Selon le quotidien, ce plan Autisme devrait mettre l’accent, "pour la première fois", sur les méthodes comportementales et prendre ses distances avec "l’approche psychiatrique et psychanalytique de la maladie". Il prévoit, en particulier, d’améliorer le diagnostic de la maladie qui, actuellement, n’est pas signalée avant l’âge de 3 ou 4 ans. A l’annonce de ce diagnostic, les familles seront d’ailleurs mieux orientées et accompagnées. Elles devraient également disposer d’un "choix plus large" en matière de prise en charge grâce à de nouveaux dispositifs d’accueil. Près de 2.800 places spécifiquement dédiées à la maladie seront créées.

Frédéric Lavignette