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Harmonie mutuelles met la dernière main à sa fusion

"Nous allons tenir le calendrier que nous nous étions fixé fin 2009", annonce Guy Herry, le président d’Harmonie mutuelles, dans Les Echos (page 34). Cette nouvelle entité regroupera bientôt cinq mutuelles : Harmonie Mutualité, Pré­vadiès, Mutuelle Existence, Sphéria Val de France et Santévie. La fusion sera juridiquement effective au 1er juin 2012, pour un démarrage opérationnel en 2013. "Nous mettrons nos moyens à disposition des petites structures qui chercheraient à s’adosser, notamment pour face à Solvabilité 2", indique François Venturini, directeur général d’Harmonie mutuelles.

L’une des priorités pour ce "géant de la complémentaire santé" est de se diversifier vers la prévoyance afin de "faciliter l’accès à une couverture globale". Harmonie Mutualité, Prévadiès et quatre autres mutuelles interprofessionnelles (Adréa, Apreva, Eovi et Ociane) ont participé à la mise en place d’une société anonyme à capitaux mutualistes pour constituer l’un des principaux acteurs de la prévoyance. Acté avant l’été, le prin­cipe de la création de Mutex SA a été confirmé la semaine dernière par l’assemblée générale de l’Union nationale de prévoyance de la Mutualité française (UNPMF), rappellent Les Echos.

Harmonie mutuelles s’ouvre à des partenariats étrangers, notamment en Italie. Pour Guy Herry, "il sera important d’aller à l’international avec des partenaires français de l’économie sociale pour être en mesure de présenter une offre complète d’assurance et d’avoir une force d’investissement plus importante".

Par ailleurs, les dirigeants d’Harmonie mutuelles ne décolèrent pas contre la taxation sur les complémentaires santé. "Elle représente 11% de nos réserves au niveau de l’union Harmonie mutuelles. Ne pas la répercuter conduirait à passer très vite en dessous du seuil de solvabilité obligatoire", explique Guy Herry.

Obésité : pas de remède miracle
La Haute Autorité de santé (HAS) ne recommande aucun régime amaigrissant, ni aucun médicament, mais un dépistage précoce de l’obésité, rapporte Le Monde (page 27). En France, ce fléau touche 15% des adultes et 3,5% des enfants. Un adulte sur trois et 14,5% des enfants sont en surpoids. La HAS recommande aux médecins de calculer systématiquement l’indice de masse corporelle (IMC), en divisant le poids par le carré de la taille, pour tout patient, quels que soient son âge, sa corpulence apparente et le motif de la consultation.

Pour la HAS, l’objectif est de changer durablement les habitudes alimentaires et de faire de l’exercice, plutôt que de rechercher la perte de poids à tout prix. "L’obésité s’acquiert progressivement quand le style de vie est inadapté. Cela peut être aussi bien une alimentation inadéquate qu’une activité physique insuffisante", explique, dans Le Figaro (page 11), la Dre Marie-Laure Frelut, responsable de la consultation obésité à Bicêtre (Paris). Les médicaments comme Alli® (orlistat), en cours de réévaluation par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), n’ont qu’une efficacité modérée, précise le Dr Cédric Grouchka, de la HAS. Quant aux régimes à la mode, leurs effets yo-yo sont nocifs et inefficaces à long terme. "La prescription de traitements médicamenteux visant à entraîner une perte de poids et n’ayant pas d’autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le surpoids ou l’obésité est proscrite", ajoute la HAS.
John Sutton