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Grippe : l’épidémie s’installe

Si la tendance se poursuit dans les jours à venir, l'épidémie de grippe sera officiellement installée en France. Hier, le réseau de surveillance Sentinelles-Inserm a en effet tiré la sonnette d'alarme en indiquant avoir enregistré 130.000 cas grippaux en consultation de médecine générale la semaine dernière.

Avec une telle progression, notent Les Echos (page 8), "la grippe a franchi le seuil épidémique". Cependant, "il faut deux semaines d'affilée de dépassement de ce seuil pour déclarer l'épidémie". La Champagne-Ardenne, le Nord-Pas-de-Calais, le Poitou-Charentes, l'Aquitaine et la Provence-Alpes-Côte d'Azur sont les régions les plus touchées, rapporte Le Parisien/Aujourd'hui (page 32).

L'âge médian des patients est de 26 ans, complète Le Figaro (page 9). Les plus jeunes des malades ont 9 mois, les plus âgés 79 ans. Ces deux catégories de population sont particulièrement vulnérables au virus. L'an dernier, indique le quotidien, "plus de 900 foyers de grippe et infections respiratoires aiguës ont été recensés dans des collectivités de personnes âgées, soit près de dix fois plus que ce qui est signalé habituellement".

C'est pourquoi les plus de 65 ans sont vivement incités à se faire vacciner. Le Haut Conseil de la santé publique encourage également les femmes enceintes, les patients obèses et les personnes fragilisées par une affection chronique et leur entourage à en faire de même.

Selon Isabelle Bonmarin, médecin épidémiologiste chargée de la surveillance de la grippe à l'Institut de veille sanitaire (InVS), il est encore temps de le faire, car "l'organisme développe suffisamment d'anticorps au bout de quinze jours".

L'épidémie devrait s'installer pour neuf à dix semaines, souligne Le Parisien/Aujourd'hui. Sans qu'aucun ne prédomine pour l'instant, trois virus à la même virulence sont concernés cette année : le H1N1, le H3N2 et le B. Le H3N2, explique Le Figaro, est un sous-type de la grippe A et touche particulièrement les personnes âgées, alors que le H1N1 entraîne davantage de complications graves.

Chacun de ces trois virus est couvert par le vaccin. Cependant, prévient le quotidien, "un variant de la grippe B (Victoria) a été identifié chez quelques patients et n'est pas inclus dans le vaccin".

Vers la fin du bisphénol A
La loi interdisant dès 2013 le bisphénol A (BPA) dans les contenants alimentaires a été publiée hier au "Journal officiel", indiquent Les Echos (page 3). Au 1er janvier, poursuit Libération (page 13), il en sera donc fini de ce composant chimique dans les contenants destinés aux enfants entre 0 et 3 ans.

En 2015, tous les autres produits seront à leur tour concernés. Cependant, note le quotidien, "bannir le BPA du quotidien va être une tâche compliquée", tant il est "omniprésent" dans notre consommation. Peu de produits y échappent en effet, depuis les revêtements plastiques internes des canettes et boîtes de conserve jusqu'aux composites dentaires en passant par certaines bouteilles plastiques ou encore les barquettes utilisées par les commerçants de l'alimentaire…

Pourtant, le bisphénol A a bel est bien été reconnu responsable de nombreux problèmes sanitaires : cancers, diabètes, cas d'obésité, troubles de la reproduction et du comportement. C'est d'ailleurs pour cela que les autorités sanitaires ont pris le problème très au sérieux.

En septembre 2011, un rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) a notamment jugé nécessaire de remplacer cette substance "sans tarder". Le mois suivant, la proposition de loi sur l'interdiction était adoptée par l'Assemblée nationale et définitivement un an plus tard, le 13 décembre, par le Sénat.

L'interdiction fixée à 2015 pour tous les contenants est toutefois jugée trop tardive pour certains observateurs. Selon le Sénat, à l'origine de ce report, ce délai doit permettre aux industriels de l'emballage de trouver un produit de substitution. A priori, un nouveau vernis sans bisphénol A serait prêt pour 2013, rapporte Libération. Ce qui n'empêche pas certains défenseurs de l'environnement et de la santé de prôner à présent la suppression de tous les perturbateurs endocriniens, tels que les phtalates ou les pesticides.

Frédéric Lavignette