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Grippe A : vers une nouvelle stratégie vaccinale

A quelques jours de la mise en place du dispositif de vaccination contre le virus H1N1, un changement de stratégie sanitaire semble se dessiner. A l'appui des résultats obtenus par les laboratoires lors des essais vaccinaux, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) suggère désormais qu'une seule dose soit injectée, au lieu des deux annoncées précédemment.

Hier, rapporte Le Figaro (pages 10 et 11), Marie-Laure Kieny, directrice de l'initiative pour la recherche sur les vaccins à l'OMS, a déclaré que "l'efficacité des vaccins mis au point était supérieure aux attentes et qu'une seule dose devait suffire pour immuniser l'organisme contre un virus qui ne semble pas avoir muté depuis son apparition, en avril dernier, au Mexique et aux Etats-Unis".

En France, 94 millions de doses ont été commandés. Dès lors, Le Figaro s'interroge : "Que va-t-on faire des millions de vaccins qui n'auront pas été utilisés ? Peuvent-ils être prescrits l'an prochain, alors que les souches vaccinales évoluent d'une année à l'autre ? Le contrat conclu avec les firmes pharmaceutiques permettra-t-il de ne pas prendre toutes les doses commandées ?"...

Pour l'heure, le ministère de la Santé n'apporte pas de réponse. Comme le note Libération (pages 22 et 23), ce vaccin pose un certain nombre de problèmes de communication aux pouvoirs publics. Par exemple, "la semaine dernière, lors d'une conférence de presse, les responsables sanitaires se sont retrouvés en situation d'accusés, obligés de le défendre".

Ce quotidien rappelle également que les médecins "rechignent" à proposer le vaccin en raison de plusieurs risques supposés. Depuis la rentrée, les craintes se cristallisent notamment sur l'adjuvant, une "substance inerte ajoutée au produit vaccinal pour booster la réponse immunitaire du patient". Deux des trois vaccins qui ont reçu un avis positif de l'Agence européenne pour l'évaluation des médicaments (EMEA) en contiennent.

Selon le directeur de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), Jean Marimbert, "tout risque de toxicité est exclu". De plus, ajoute Libération, "tout un système de pharmacovigilance, c'est-à-dire de surveillance après vaccination, va être mis en place, avec, dit-on, une traçabilité maximum". De quoi rassurer les plus inquiets des candidats à la vaccination. Et ils sont nombreux.

En effet, selon une enquête en cours de publication que signale Le Figaro, les Français sont "de plus en plus réticents" à se faire vacciner. Alors qu'en juin, ils étaient 60% à vouloir se faire vacciner, contre 40% à s'y opposer, ce sondage montre que la tendance s'est littéralement inversée en septembre.

Les complémentaires et la pub
En cette saison, les complémentaires santé, tous acteurs confondus, "font leur pub" pour reprendre l'expression du Parisien/Aujourd'hui (page 8). Une activité qui s'explique, selon le quotidien, par le fait que la plupart des contrats en assurance santé arrivent à échéance à la fin de l'année. Etant donné qu'un préavis de deux mois est nécessaire pour résilier son contrat, c'est le moment propice que choisissent les assureurs pour convaincre "les 10% de Français qui changent d'assurance santé tous les ans". Autre raison : la forte concurrence qui s'exerce sur ce secteur.

Frédéric Lavignette