Grippe A : risque limité de mutation du virus

Le virus de la grippe A ne devrait pas muter "à court terme", indique Le Figaro (page 11). Ce quotidien rapporte les résultats d'une étude conduite par des chercheurs américains, lesquels ont observé sur de petits animaux les capacités du virus H1N1 à se combiner avec d'autres agents de la grippe saisonnière.

Cette étude montre que "lorsqu'un animal est contaminé expérimentalement par plusieurs virus de la grippe, c'est toujours le nouveau H1N1 qui prend le dessus et déclenche un processus pathogène", note Le Figaro. Pour autant, ces constatations sont à considérer avec prudence. Il s'agit, en effet, "de modèles expérimentaux, réalisés dans des situations différentes de ce qui se passe dans la nature", commente le Pr Patrick Berche, professeur de microbiologie, à l'université Paris V. "Personne ne peut prédire avec certitude ce qui va se passer dans les mois qui viennent", ajoute-t-il.

D'autres chercheurs américains se sont penchés sur les origines du virus de la grippe A. "Le H1N1 de la pandémie de 2009 est un descendant de quatrième génération du virus de la grippe espagnole de 1918", affirme le Pr Anthony Fauci (Instituts nationaux de la Santé) dans le New England Journal of Medecine, rapporte Le Figaro. Pour autant, il ressemble peu à son ancêtre, notamment "sur le plan de sa virulence" : la grippe espagnole avait fait "entre 20 et 50 millions de victimes dans le monde", rappelle le quotidien.

Actuellement, en France, le nombre de cas de grippe A s'élèverait à "environ 5.000 la semaine dernière", annonce l'Institut de veille sanitaire (Le Parisien/Aujourd'hui en France, page 13). Il y aurait eu 36.000 personnes malades reçues en consultation, "soit 57 cas pour 100.000 habitants", précise le quotidien. Des chiffres à prendre avec précaution "dans la mesure où l'on ne procède plus à des prélèvements automatiques, sauf pour les cas graves et les cas groupés", explique le journal. Les risques de contagion ont incité l'Association des paralysés de France (APF) à repousser son congrès prévu à Bordeaux du 7 au 9 octobre, du fait de la présence "d'un public particulièrement vulnérable".

Pénurie de médecins et d'aides à domicile... en 2020
Plus de 40% des médecins et 52% des employés de maison - une catégorie qui comprend les aides à domicile - partiront à la retraite d'ici dix ans. Le Monde (page 14) cite ainsi une étude publiée par l'Insee. "Les conséquences des départs en retraite vont particulièrement affecter les professions de la santé et de l'aide à domicile, où les besoins sont forts", commente ce quotidien. Dans Le Monde, Bruno Arbouet, directeur général de l'Agence nationale des services à la personne (ANSP), estime que "le renouvellement des générations va contribuer à la professionnalisation du secteur. (...) Les nouvelles entrantes, plus jeunes, auront des exigences plus affirmées". Autre secteur fortement touché : les transports et la logistique. Les régions seront inégalement atteintes. L'Ile-de-France, dont la population est plus jeune, sera moins concernée que le Limousin, qui "le sera le plus".

 

Milène Leroy