Grippe A : questions sur le vaccin

A quelques semaines de la disponibilité des vaccins contre la grippe A/H1N1, des questions s'élèvent sur leur innocuité, note Le Parisien/Aujourd'hui (pages 2 et 3), Ainsi, Michèle Rivasi, députée européenne d'Europe Ecologie, vient d'adresser une lettre ouverte à la ministre de la Santé dans laquelle elle s'inquiète "des risques d'une campagne de vaccination massive"

Dans un entretien, cette élue estime notamment que "nous n'avons aucun recul sur les risques de cette vaccination" pour les femmes enceintes et les enfants. Elle craint en particulier les adjuvants contenus dans les produits. "Ce sont des amplificateurs du vaccin. Il y a l'aluminium, les solvants, le mercure..." Avant d'ajouter : "En 1976, aux Etats Unis, le vaccin H1N1 a été administré à 40 millions de personnes. Il a été arrêté à cause d'une maladie neurologique appelée le syndrome de Guillain-Barré qui est apparue sur plusieurs centaines de personnes"

La tonalité est différente dans Le Monde (page 4). Selon ce quotidien, les essais réalisés sur ce vaccin sont satisfaisants. Le site Internet du New England Journal of Medecine vient d'ailleurs de publier des premiers résultats. Par exemple, le vaccin de Novartis provoque bien "une réaction du système immunitaire contre la souche responsable de la pandémie actuelle, même avec une seule injection", rapporte le quotidien. Toutefois, les tests "ne permettent pas de juger de la survenue d'effets indésirables à moyen ou long terme". Pour ce qui est du vaccin mis au point par le laboratoire français Sanofi, poursuit Le Monde, le ministère américain de la Santé estime qu'il serait "lui aussi, efficace avec une seule dose".

Interrogé par Le Parisien/Aujourd'hui, le directeur de l'institut des maladies infectieuses considère que le produit adopté par la France "n'est pas un vaccin au rabais". Quant au virologue Claude Hannoun, il ne croit pas non plus "aux effets secondaires graves neurologiques de ce vaccin". "Afin de lever les doutes sur la dangerosité potentielle des vaccins", des essais seront toutefois entrepris en France contre leurs effets indésirables. D'ici à la fin du mois, un vaccin sans adjuvant sera, par exemple, testé auprès de 120 femmes enceintes, rapporte le quotidien.

Solvabilité 2 : les familles d'assureurs alertent la ministre de l'économie
Les mutuelles santé, les mutuelles d'assurance, les sociétés d'assurances et les institutions de prévoyance devraient adresser dans la semaine un courrier à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde. Objectif : dénoncer "la prudence excessive et inattendue" du Comité européen des superviseurs (Ceiops) dans la mise en œuvre de Solvabilité 2, indiquent Les Echos (page 27). Ils craignent que les mesures d'exécution de cette directive proposées par le Ceiops provoquent une augmentation "très sensible" des exigences de fonds propres pour la profession. "Le risque ? Qu'elle entraîne une majoration des primes pour les assurés et donc une perte de compétitivité du secteur", explique le quotidien économique. Les quatre familles d'assureurs demandent donc à Christine Lagarde de "veiller à la rédaction des textes d'application" de Solvabilité 2.

Arrêts maladie : contrôles renforcés pour tous ?
Le prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pourrait contenir une mesure qui vise à autoriser les médecins de l'assurance maladie à effectuer des visites de contrôle auprès des fonctionnaires en arrêt maladie, comme cela se pratique déjà dans le secteur privé, indiquent Les Echos (page 5). "Et ce, même si ce n'est pas l'assurance maladie mais l'administration employeur qui assure la rémunération des salariés en arrêt pour des raisons de santé", précise le journal.

Les contrôles pourraient également évoluer pour le secteur privé. Le ministre du Budget, Eric Woerth, souhaite notamment que les employeurs puissent "mandater un médecin de ville pour effectuer des vérifications, en plus des contrôles réalisés par les médecins conseils de l'assurance maladie".

Frédéric Lavignette