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Grippe A : les généralistes en première ligne

Dès demain, les médecins de ville, et non plus les urgences hospitalières, doivent prendre en charge les malades de la grippe A. Face à un possible afflux de patients, "les médecins craignent d’être débordés", titre en "une" Le Parisien/Aujourd’hui. Dès la semaine dernière, la ministre de la Santé avait annoncé le basculement du dispositif sanitaire de l’hôpital vers la médecine de ville. "Les médecins généralistes seront désormais au centre du système", écrivait Roselyne Bachelot dans un courrier adressé à chacun d’eux.

Les personnes présentant des symptômes grippaux ne doivent donc plus appeler le 15, mais se rendre directement chez leur médecin traitant. C’est lui qui décidera si un traitement par des antiviraux de type Tamiflu est nécessaire, qui rédigera une ordonnance pour retirer gratuitement les masques antiprojections dans une pharmacie, qui délivrera des conseils d’hygiène pour prévenir la contagion, explique Le Parisien (page 2). Seuls les cas graves et les enfants de moins de 1 an continueront à être dirigés vers les hôpitaux. Le Tamiflu sera à nouveau en vente en pharmacie et remboursé par l’assurance maladie. Mais il est désormais réservé aux cas potentiellement les plus graves. Les médecins ne sont pas autorisés à le délivrer préventivement. "Sinon, le risque est d’augmenter la résistance aux antiviraux et de les rendre inefficaces, prévient la ministre de la Santé. Les médecins doivent être les garants d’une prescription raisonnée."

Pour la campagne de vaccination prévue à l’automne, les médecins de ville craignent d’être court-circuités, soulignent Les Echos (page 3). "Il est question de vacciner dans les dispensaires et de mobiliser la médecine scolaire ou la médecine du travail pour administrer les vaccins. Ce n’est absolument pas réaliste", estime le Dr Martial Olivier-Koehret, président du syndicat de généralistes MG-France. "Si l’on veut vacciner plus de la moitié de la population, seul le réseau des 50 000 médecins généralistes est capable d’organiser une campagne sur cette échelle", plaide-t-il.

Par ailleurs, selon Le Parisien, les médecins déplorent le manque de communication des autorités sanitaires et réclament une meilleure information du public. A l’automne, ils craignent de voir leurs salles d’attente bondées et leurs lignes téléphoniques saturées. "Je vais couper ma salle d’attente en deux et puis je vais mettre en place des plages horaires différentes pour les patients grippés ou non", prévoit déjà le président de MG-France, (Le Parisien, page 2). Pour son confrère, le Dr José Clavero, généraliste dans le 15e arrondissement de Paris, la solution passe par des messages sanitaires précis pour définir les bonnes pratiques à suivre, comme prendre sa température avant de se rendre chez son médecin : "Si elle est supérieure à 38,5 °C, vous venez, sinon il n’y a pas d’urgence." "Sinon, il va y avoir un effet de panique, [...], il y aura des bagarres dans les salles d’attente !"

Acam : dernière réunion lundi
Les négociations se poursuivent "de façon constructive" sur la fusion des autorités de contrôle des banques et des assurances, indiquait-on hier à Bercy et dans les différentes familles de l’assurance, selon Les Echos (page 20). Le ministère de l’Economie et des Finances serait prêt à faire certaines concessions en faveur des assureurs [mutuelles comprises NDLR] pour préserver leurs spécificités (personnalité qualifiée, autonomie budgétaire), mais resterait opposé à ce que la future autorité unifiée dispose de "la personnalité morale". Selon Géraldine Vial, des Echos, "la balle semble être dans le camp des banquiers, qui souhaitent rester dans le giron de la Banque de France et sont hostiles à la personnalité morale". Mais, les assureurs ne désespèrent pas de les rallier à leur plan de "nouvelle supervision financière française". Ces derniers s’emploient actuellement à "muscler leur proposition". La réunion de bouclage de ce dossier est prévue lundi 27 juillet. En cas d’échec des négociations, le Parlement serait amené à se saisir du dossier, concluent Les Echos.

John Sutton