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Grippe A : l’inquiétude de l’OMS

La grippe A ne donne pas (encore) la fièvre aux Français. En effet, 64% de nos concitoyens estiment ne pas être inquiets face à l'épidémie attendue et 78% jugent que le pays est bien préparé, comme nous l'apprend Le Parisien/Aujourd'hui (pages 10 et 11). Cette sérénité tranche avec le sentiment d'inquiétude provoqué par l'entretien accordé au Monde de ce week-end (pages 1 et 4) par Margaret Chan. La directrice générale de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) indique que ce virus parcourt en six semaines, "la même distance que d'autres virus en six mois !". Avant d'ajouter : "Le nombre de personnes infectées est aussi sans précédent. Jusqu'à 30% des habitants des pays à forte densité risquent d'être infectés. Sans plan de préparation, nous serions incapables d'avoir une réponse organisée."

Pour l'heure, "60% des décès surviennent chez des personnes ayant des problèmes de santé sous-jacents. ce qui signifie que 40% des décès concernent des jeunes adultes - en bonne santé - qui meurent en cinq à sept jours d'une pneumonie virale. C'est le fait le plus préoccupant. Soigner ces patients est très lourd et difficile", explique-t-elle.

Certes, reconnaît la directrice générale de l'OMS, cette maladie est le plus souvent bénigne "et nous espérons qu'elle le restera lorsque la deuxième vague arrivera cet automne". Mais si ce n'est pas le cas, "comment les gouvernements qui n'auront pas fait le nécessaire pour se préparer pourront-ils se justifier devant leur opinion publique ?". Pour elle, "tout gouvernement responsable doit se préparer au pire et espérer le meilleur. Il est comptable de la manière dont il protège ses citoyens".

En France, Nantes est déjà "sur le pied de guerre", selon l'expression de Libération (page 16). Ainsi, un comité de vigilance se réunit chaque semaine depuis le début de l'été. Une des mesures prises a consisté à supprimer les torchons dans les 114 écoles publiques de la ville pour les remplacer par des essuie-mains à usage unique. Se laver les mains, selon une procédure bien définie, est effectivement un moyen efficace de limiter la transmission du virus, rappelle Le Parisien/Aujourd'hui. Ce quotidien consacre deux pages à "tout ce qu'il faut savoir" sur cette maladie : la prévention, la maladie et son traitement, la vie au bureau et à l'école, et le vaccin.

Sur le vaccin justement, le Dr Daniel Floret, président du Comité technique des vaccinations, souhaiterait disposer d'un vaccin sans adjuvant pour certaines catégories de patients, comme il l'explique dans La Croix (page 9). Il s'agit des personnes ayant des maladies auto-immunes, ainsi que des nourrissons et des femmes enceintes. Les adjuvants sont des substances ajoutées au vaccin pour renforcer la réponse immunitaire. Ils peuvent provoquer l'apparition de maladies auto-immunes. "Il s'agit d'un risque théorique et nullement démontré, mais qu'il est légitime de prendre en compte." Pour les autres patients ayant des facteurs de risque, "on peut penser que le rapport bénéfice-risque du vaccin, y compris avec adjuvant, sera favorable". Faut-il immuniser toute la population ? La question peut faire débat, estime cet expert, "mais il ne faut pas oublier que nous ne sommes pas en face d'une “grippette” comme le disent certains".

Maladies chroniques : l'assistance électronique
De nombreux dispositifs électroniques aident les malades chroniques dans la prise en charge de leur pathologie. Comme l'explique Le Figaro (page 10), ces outils, qui font appel aux nouvelles technologies de communication (téléphonie mobile ou Internet) ont plusieurs vocations. En effet, certains permettent "de surveiller l'état de santé d'un individu et d'avertir automatiquement un proche ou un professionnel de santé quand un problème est détecté". D'autres "aident à la gestion des traitements sous le contrôle d'un médecin qui reçoit des données directement sur son ordinateur".

Dans la seconde catégorie, on trouve un logiciel pour les personnes diabétiques. Inséré dans un téléphone portable, il "calcule les doses d'insuline à injecter en fonction de la glycémie et des indications sur le repas, et l'activité inscrite par le patient. Il fait office de carnet de surveillance électronique". Toutes ces données sont ensuite transmises au diabétologue, ce qui permet un suivi médical à distance.

Jean-Michel Molins